EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Finalement la taille compte parfois … – Edito 30/11/2017

On a tous plus au moins en tête ces images de chasseurs posant à côté de la bête qu’ils venaient de traquer et d’abattre. Plus le gibier est gros, et plus le sourire est radieux. Souvenirs de safaris meurtriers en Afrique, exploits de l’ouverture de la chasse en Amérique du Nord, etc etc. On a même souvent retrouvé des peintures rupestres montrant nos plus vieux ancêtres reproduits sur les parois des cavernes avec à leurs pieds le bestiau dont ils étaient venus à bout. Comme quoi de tout temps l’homme aura ressenti le besoin d’affirmer une virilité, une supériorité liée au fait d’avoir su ôter la vie à plus gros que lui. Convenez avec moi qu’exploit il y aurait en effet, si c’était un combat à armes égales. Je ne sais pas pour vous mais moi je n’estime pas très glorieux le fait de s’embusquer avec un fusil à lunette et descendre un être vivant qui n’a jamais eu l’occasion de pouvoir se défendre. On a même poussé le vice jusqu’à mettre en scène, au nom d’une pratique culturelle, la mise à mort de taureaux dans une arène où le public se repait de banderilles et d’épées plongées au plus profond des chairs de l’animal. Quand je vois ça et que je me dis que ça existe encore en 2017, j’ai presque tendance à me dire que l’homme des cavernes valait mieux que nous car lui au moins il tuait pour nourrir sa tribu.

Mais que doit-on penser quand le vice est poussé jusqu’à poser fièrement en photo avec le cadavre d’un animal domestique que l’on aura pendu et dépecé entre copains, sans doute après l’avoir battu ? Ne laissant aucune chance au pauvre chien qui s’est retrouvé en photo sur les réseaux sociaux avec ses bourreaux. Si les hommes des cavernes avaient pu se prendre en photo à l’époque je suis certain qu’ils auraient eu l’air bien moins abrutis que ces gars-là. Se complaire à immortaliser ce genre de scène, le sourire débile aux lèvres, révèle en dehors d’un total désœuvrement social, sans doute le fait qu’ils soient à coup sûr dotés … d’un micro pénis. Leur attribut de virilité doit être tellement ridicule qu’ils croient pouvoir le compenser en s’illustrant de cette manière. C’est ultra pathétique, et cette engeance je suis prêt à vous le parier, c’est la même qui se sent être un mal dominant parce qu’il démonte la tronche de sa femme dès qu’il est bourré.

Le monde a changé, même si on est obligé de vivre avec une angoisse latente de devoir subir le contre coup d’une guerre nucléaire entre deux gars qui au lieu de tuer un chien jouent avec leurs gros missiles en mode « le mien est plus gros que le tien », on attache néanmoins plus d’importance à la vie animale qu’avant. Et à ce titre je voulais ici féliciter chaleureusement la personne qui après avoir vu la photo dont je faisais mention plus haut a décidé de porter plainte. Un exemple à suivre pour que tous les frustrés trouvent d’autres moyens de compenser ce qu’ils n’ont pas dans le short.

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2 Commentaires

  1. PAYET Sylvie
    1 décembre 2017 à 8h11 — Répondre

    Merci pour cet édito Alexandre et bravo pour cette analyse bien étayée et malheureusement tellement vraie.
    Merci également à la personne qui a porté plainte. En effet, ne pas réagir à ces actes odieux reviendrait à ne pas être davantage humain que ces barbares.

  2. Babo
    1 décembre 2017 à 12h43 — Répondre

    Excellent ! merci pour ce bel article <3

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