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Tuheiava : « (Les autonomistes) servent en fait notre cause à l’ONU »

 

 © Cédric VALAX

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Le séminaire régional du Pacifique organisé par le Comité spécial de la décolonisation aura lieu à Managua (Nicaragua) du 31 mai au 2 juin 2016. Pour la première fois, les autonomistes seront présents pour porter « une autre voix » devant l’ONU. Un grand changement pour les indépendantistes qui assurent pourtant que cette présence servira encore mieux leur cause.

Le comité spécial de la décolonisation des Nations Unies organise son séminaire régional annuel pour la région du Pacifique. Le séminaire se tiendra à Managua, au Nicaragua sur le thème : « Engagements et actions en faveur de la décolonisation dans les territoires non autonomes ». Ce rendez-vous, auquel participent des représentants des territoires non autonomes, des puissances administrantes et d’autres États membres, a pour objet de recueillir les différents points de vue afin de déterminer les politiques et les modalités pratiques pour le processus de décolonisation. Les débats, auxquels participeront également des experts et des membres de la société civile, permettront au Comité d’évaluer la situation dans les territoires non autonomes dont fait partie la Polynésie française. Édouard Fritch a choisi d’envoyer son ministre de la Culture et de l’Environnement, Heremoana Maamaatuaiahutapu, sur place. Le président du Pays a rappelé qu’il sera présent au mois d’octobre à New York pour la réunion de la 4e commission de l’ONU afin d’y faire entendre « une autre voix ».

Ce séminaire régional qui se tient au Nicaragua doit permettre de mener à bien la mission de l’ONU en matière de décolonisation. Les États membres viennent y entendre des experts et Richard Tuheiava, représentant UPLD à l’assemblée, a été invité comme tel.

La présence, lors de cette réunion, d’un membre défendant l’autonomie est inédite. Car la plupart des États présents sont des États indépendants qui « tiennent énormément à leur indépendance », explique Richard Tuheiava. Le représentant UPLD attend donc de voir comment « des thèses autonomistes vont passer le crible d’un regard plutôt hostile ». Et pour lui, c’est finalement la cause indépendantiste qui sera servie par les autonomistes devant les instances de l’ONU.

Selon Richard Tuheiava, qui reproche à la France sa politique de la chaise vide à l’ONU sur les questions de décolonisation depuis la réinscription de 2013, l’État français ne pourra plus fuir les débats. Il devra rester écouter puisqu’un membre du gouvernement Fritch sera présent.

 

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1 Commentaire

  1. Teriivaea
    29 mai 2016 à 9h43 — Répondre

    J’invite Richard Tuheiava à présenter à ce séminaire la question des abus tarifaires du monopoleur EDT ENGIE auxquels l’UPLD, à juste titre, commence enfin à s’intéresser grâce à Mme Tina Cross. Ainsi, Oscar Temaru a notamment relevé le décalage de 1,5 milliard de baisse de charges annuelle de combustibles non répercutée sur les tarifs de vente du concessionnaire et a demandé, sans réponse à ce jour, au Président Fritch de faire rapidement cesser cet abus considérable. En effet, en rappelant ici que l’Etat français est propriétaire du 1/3 des actions de la multinationale ENGIE, nous avons là dans cette affaire un exemple parfait de néocolonialisme économique.

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