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Fritch demande l’abrogation du Haut Conseil

Haut conseil

Le 24 juillet dernier, le président du Pays Edouard Fritch a envoyé un projet de délibération au président de l’assemblée, Marcel Tuihani, pour lui demander l’« abrogation » de la délibération du 14 mars 2014 mettant en place le Haut Conseil de la Polynésie française. Edouard Fritch souligne « le caractère d’urgence de ce dossier ».

L’information a été révélée mercredi par nos confrères de Polynésie 1ère. Et dans ce projet de délibération que Radio 1 s’est procuré, Edouard Fritch s’appuie sur la décision du tribunal administratif de Papeete du 25 mars dernier, qui considérait que le « recours à cette instance n’étant plus obligatoire » et que « le caractère obligatoire de la saisine du Haut Conseil affectait l’équilibre des institutions du Pays ». L’abrogation de cette instance, dans un « contexte budgétaire tendu » pourrait ainsi participer à la « rationalisation des moyens de l’administration » précisait d’ailleurs le juge administratif. Les textes concernant les lois de Pays seront désormais dirigés vers le secrétariat général du gouvernement qui sera chargé de vérifier  la validité juridique de ces dernières. Le projet d’abrogation du Haut Conseil devrait passer en commission législative le 26 août prochain à l’assemblée.

L’UPLD votera pour l’abrogation du Haut Conseil

Nul doute que ce projet de délibération passera sans mal à Tarahoi, puisque les élus UPLD voteront pour l’abrogation du Haut Conseil avec les élus du Tapura et A Tia Porinetia. Richard Tuheiava affirme même que : « Nous avons fait un, deux, voire même trois recours pour l’annulation de ce Haut Conseil ». L’élu bleu ciel considère même que cet acte est bien la démonstration que « nous commençons à entrer dans une utilisation et une réflexion raisonnée des fonds publics ».

Le Tahoeraa risque donc de se retrouver seul à s’opposer à ce projet de délibération. Un élu du parti orange nous affirmait mercredi : « C’est le Tahoeraa qui a crée le Haut Conseil, donc on ne va pas voter pour cette abrogation ».

Quid du président du Haut Conseil ?

Le président du Haut Conseil, Stéphane Diémert, avait été nommé en août 2013 par un arrêté pris en conseil des ministres « pour une durée de six ans ». La fin du Haut Conseil signifiera-t-elle que le Pays, comme pour le directeur de l’hôpital de Taaone, devra payer ses émoluments pendant les quatre ans à venir ? La question est en droit d’être posée.

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