EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Fritch et ses maires : pour un couvre-feu éternel – Edito 27/05/2021

Il y a un an la moutarde m’était déjà montée au nez lorsque le Président Fritch s’extasiait à propos des bénéfices du couvre-feu vis-à-vis de la délinquance, notamment juvénile. Il se faisait alors déjà le porte-parole de ces maires qui ne jurent plus que par ce type de mesures liberticides afin de profiter encore plus peinard de leur statut de nabab.  On a eu droit à une nouvelle couche en ce début de semaine, et pas des moindres. Même s’il a tenté de rattraper le coup sur le plateau du JT de nos confrères de TNTV, dès la conférence de presse donnée la veille le mal était fait.

On peut nous dire ce qu’on veut, les bénéfices sanitaires du couvre-feu semblent bel et bien relégués au second plan. On s’en est ainsi rendu compte notamment lorsque le Haut-Commissaire confirmant qu’il faudrait bien le lever une fois la pandémie freinée et stabilisée, et qu’à ce moment-là le Président Fritch croyant sans doute faire un trait d’esprit balance à l’assistance : « Dommage ». Et bien moi voyez-vous cela ne me fait pas rire, même de gêne.

Par quelle putride conception des libertés individuelles au sein d’une République telle que la France le Président de la Polynésie française est-il bercé ? C’est totalement indigne d’une personnalité politique de premier plan. C’est même en réalité un aveu majeur et définitif de totale incompétence. Quand après quasiment 40 ans d’autonomie interne dont on a été l’un des principaux artisans – d’abord en mode « Vizir Iznogoud » et maintenant en tant que Calife -, qu’on était censé contribuer à construire une destinée à un Pays et un peuple pour lui donner des perspectives – même si on trouvera toujours des pantomimes à qui faire porter le chapeau pour se défausser – pour palier à l’échec cuisant de tout cela  il serait de bon ton de contraindre les libertés fondamentales sans limite de temps pour avoir la paix ? Dans un Pays « normal » cela ne serait pas passé « crème » comme ici et cela mériterait au moins le dépôt d’une motion de défiance, par principe.

On pourrait se dire que la faute est à mettre sur le dos d’une manifeste détresse intellectuelle majeure qui le ferait à ce point déraisonner, mais on se tromperait. Nous sommes en réalité face à l’archétype parfait du politicien pieds et poings liés. A qui me demanderez-vous ? Aux Maires Tapura parbleu. Ces faiseurs et défaiseurs de majorité potentiels qui par la force des choses sont dépeints comme des gens capricieux, fainéants, et qui manifestement frétilleraient dix fois plus d’afficher dans leur hôtel de ville le portrait de Kim Jong-un plutôt que celui de Macron.

A se débattre entre la bigoterie à outrance, les magouilles, l’infantilisation des masses, permettez-moi de me réjouir que la France par ses prérogatives régaliennes soit encore là pour jouer les garde-fous.

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