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Gabon: l'opposition fait état d'arrestations

Port-Gentil (Gabon) (AFP) – La capitale économique du Gabon, Port-Gentil, où des troubles post-électoraux avaient éclaté en 2009 et il y a trois semaines, était calme samedi matin après la validation de la réélection d’Ali Bongo dans la nuit, alors que l’opposition fait état de plusieurs arrestations dans ses rangs.

Comme à Libreville, la cité pétrolière n’a pas réagi après l’annonce dans la nuit de la validation de l’élection d’Ali Bongo face à son rival Jean Ping par la Cour constitutionnelle, d’après un correspondant de l’AFP.

En revanche, des opposants ont fait état de plusieurs arrestations dans leur rang ces derniers jours à Port-Gentil.

Le président d’un parti rallié à Jean Ping, Féfé Onanga, « a été interpellé puis placé en garde à vue à la Brigade centre de la gendarmerie, à Port-Gentil, le 23 septembre 2016 », avance le site Gabon review.

Par ailleurs, l’ancien secrétaire général du syndicat des salariés du pétrole (Onep), Guy-Roger Aurat Reteno, a été condamné la semaine dernière à 15 jours de prison ferme « pour distribution de tracts incitant à la révolte », selon un membre du bureau national de l’Onep qui a assisté à l’audience.

M. Aurat Reteno a été arrêté avec un autre militant, Guy-Roger Ndenguino, ajoute-t-on de même source.

Deux autres personnes – Jean-Hilaire Okawé et Steve Moukagni – ont été interpellées, soupçonnées d’être responsables d’incendie, d’après le Parti gabonais du progrès interrogé par un correspondant de l’AFP.

Vendredi à Libreville, juste avant l’annonce de la Cour constitutionnelle, un cousin du chef de l’Etat rallié à Jean Ping, Léon-Paul Ngoulakia, a été interpellé et conduit pour audition à la Direction générale des recherches, ont indiqué des sources concordantes, dont son avocat français Eric Moutet.

« Nous sommes préoccupés par ce qui paraît être des arrestations arbitraires de supporters de l’opposition, plusieurs d’entre eux craignant pour leur sécurité et pour celle de leurs familles », a indiqué l’ambassade des Etats-Unis au Gabon dans un communiqué où elle « prend note » de la décision de la Cour constitutionnelle.

« Nous sommes également perturbés par les coupures incessantes de l’internet qui empêchent et bloquent les communications depuis la proclamation des résultats provisoires de l’élection », ajoute l’ambassade américaine, exhortant les forces de l’ordre « à la retenue ».

Des forces de sécurité gabonaises devant une affiche du président Ali Bongo à Libreville le 23 septembre 2016. © AFP

© AFP Samir TOUNSI
Des forces de sécurité gabonaises devant une affiche du président Ali Bongo à Libreville le 23 septembre 2016

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