Radio1 Tahiti

Grève et arrêts maladie : le contrôle aérien suspendu pour trois heures

L’aviation civile a confirmé l’interruption du contrôle aérien ce lundi de 17 heures à 20 heures pour cause de manque de personnel dans la tour. Deux aiguilleurs du ciel sont en arrêt-maladie, et le contexte de grève de l’Usac-CGT, en mouvement depuis près d’un mois, ne permet pas de les remplacer. Aucun vol ne pourra décoller ou atterrir au fenua pendant cette période, y compris les vols internationaux, aboutissant à plusieurs retards et au moins deux annulations côté domestique. Aucune perturbation n’est en revanche prévue ce mardi. 

Il y avait la grève de l’Usac-CGT, ce sont maintenant les arrêts maladie qui pèsent sur les capacités de la tour de contrôle de Tahiti-Faa’a. L’aviation civile avait déjà dû décaler d’une demi-heure le départ d’un tour de service, aboutissant à de légers retards, dimanche soir, puis ce lundi midi, comme l’avait appris Polynésie la 1ere. Cette fois, le contrôle a aérien a été purement et simplement suspendu de 17 heures à 20 heures, toujours ce lundi. Aucun avion ne peut donc décoller ou atterrir, mais en cette fin de journée, les conséquences sont tout de même limitées : deux vols Air Tahiti arrivant vers Bora Bora et Raiatea ont dû être annulés – avec repositionnement de l’ensemble des passagers, précise la compagnie – plusieurs autres vols ont été retardés, y compris du côté international.

Le mouvement de l’Usac-CGT se poursuit, sur la base d’un préavis de grève nationale ces derniers jours, puisque le syndicat avait suspendu son préavis local pour en redéposer un autre, limité dans le temps, permettant ainsi aux aiguilleurs de poser leurs congés de janvier. Mais les grévistes ne sont pas directement responsables de cette situation. Deux de leurs collègues en poste se sont mis en arrêt maladie ces derniers jours. Mais comme on le précise à la tour, cette situation aurait pu être plus facilement gérable en dehors d’un mouvement social qui réduit les effectifs et rigidifie la gestion des tour de service.

Dans un communiqué la Direction générale de l’aviation civile, dont l’antenne locale, le Seac, s’est « coordonnée dès dimanche avec les compagnies aériennes impactées », « présente ses excuses à l’ensemble des utilisateurs du transport aérien polynésien par cette interruption d’activité ». Et rappelle que « l’effectif de 35 agents nécessaire à la bonne tenue du tour de service, est aujourd’hui présent au sein de l’organisme de contrôle aérien de Tahiti Faa’a ». « Cependant, douze d’entre eux, aujourd’hui en formation dans l’attente de leur intégration dans le tour de service, sont empêchés de formation du fait du mouvement social en cours », pointe la DGAC, qui appelle à reprendre « d’urgence » ces formations pour « ne plus subir de nouvelles interruptions d’activité de l’organisme de contrôle de Tahiti Faa ».