Radio1 Tahiti

Histoire de trois reines polynésiennes, entre pouvoir et vengeance

De g. à d. les reines Ariitaimai, Marau Ta'aroa et Lili’uokalani.

Ariitaimai, Marau Ta’aroa et Lili’uokalani seront au cœur d’une conférence organisée par l’enseignant-chercheur Florent Atem à la bibliothèque universitaire le 18 février. Des historiens, des auteurs et des enseignants vont décrypter le rôle de ces trois figures féminines de l’histoire du Pacifique, dans le pouvoir autochtone et dans leur entourage, et dont les actions « ont pu osciller entre résistance, active ou passive, et vengeance ».

« Femme, pouvoir et vengeance » : c’est le titre de cette conférence organisée à la bibliothèque universitaire jeudi 18 février par l’enseignant-chercheur en langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes, Florent Atem. Trois figures historiques seront au cœur des interventions de plusieurs professionnels : Ariitaimai, Marau Ta’aroa et Lili’uokalani.

La première, née en 1821 et décédée en 1897, est la descendante de la grande famille de chefs des Teva. Ari’ioehau Ta’aroari’i a Tati est connue sous son nom de mariage, Ariitaimai, qu’elle reçoit lorsqu’elle épouse Alexander Salmon. Florent Atem avait déjà organisé une conférence autour de ce personnage « remarquable de l’histoire tahitienne » qui a eu une « influence pacificatrice déterminante dans les moments de crise ».

La deuxième, Marau Ta’aroa, née en 1860 et décédée en 1935, est une de ses filles et la dernière reine de Tahiti. Épouse de Pomare V, un mariage stratégique mais qui ne tiendra pas, elle vit les dernières heures de la dynastie des Pomare. Elle racontera dans ses mémoires, les légendes de l’ancien temps mais aussi cette époque où la Polynésie devient une colonie française et où la société se transforme (deux livres édités récemment : Marau Ta’aroa, dernière reine de Tahiti et Les mémoires de Marau Ta’aroa).

Enfin, la troisième, Lili’uokalani, née à Honolulu en 1838 et décédée en 1914 dans la même ville, est la huitième reine du royaume de Hawaii, dernière souveraine du Pays après le renversement de la monarchie par les Etats-Unis. Un coup d’État mené par des parlementaires la force à abdiquer. Cette reine a marqué les esprits et la communauté hawaiienne alors qu’elle n’a régné que deux ans.

Pour parler de ces trois figures féminines historiques, Sylvie André, Raanui Daunassans, Véronique Dorbe-Larcade, Jean-Christophe Shigetomi, Leilani Bashamet, Florent Atem animeront chacun une conférence pour réfléchir au rôle de ces personnages dans le pouvoir autochtone et dans leur entourage et dont les actions « ont pu osciller entre résistance, active ou passive, et vengeance ».