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Hommage international à Shimon Peres, silence dans le monde arabe

Jérusalem (AFP) – Les principaux dirigeants du monde ont salué mardi la mémoire de l’ancien président israélien Shimon Peres et son engagement pour la paix, mais le monde arabe n’a guère réagi à son décès.

Le président américain Barack Obama a été l’un des premiers à rendre hommage à « la vie extraordinaire de notre cher ami Shimon Peres », décédé dans la nuit à 93 ans. 

Il a été « un père fondateur de l’Etat d’Israël et un homme d’Etat dont l’engagement pour la sécurité et la recherche de la paix était fondé sur son inébranlable force morale et sur son indéfectible optimisme », a-t-il ajouté.

M. Obama est l’un des dirigeants attendus aux obsèques du prix Nobel de la paix 1994 vendredi matin à Jérusalem, avec notamment ses homologues français et allemand ou le prince Charles.

 Les hommages des capitales occidentales contrastent avec l’absence de réactions officielles au Moyen-Orient, à l’image de l’Egypte, le premier pays arabe à avoir signé un accord de paix avec Israël.

Chez les Palestiniens, le président de l’Autorité, Mahmoud Abbas, a salué en Shimon Peres « un partenaire courageux pour la paix », qui avait signé les accords d’Oslo avec son prédécesseur Yasser Arafat.

Mais un porte-parole du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a affirmé que « le peuple palestinien » était « heureux de la mort de ce criminel ». 

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a insisté sur la détermination de M. Peres à promouvoir une solution au conflit israélo-palestinien malgré les obstacles. « Il a travaillé sans relâche à une solution à deux Etats » et « même lors des heures les plus difficiles, il a gardé son optimisme sur les chances de réconciliation et de paix », a-t-il déclaré.

Le pape François a pour sa part espéré que son « héritage » soit respecté avec des efforts accrus pour la paix.

– L’émotion de Bill Clinton –

Louant « une icône de la scène mondiale », les présidents de l’Union et de la Commission européennes, Donald Tusk et Jean-Claude Junker, ont insisté sur ses qualités humaines: « Il était un homme d’une extrême intelligence, d’humour, de charme, de force de travail et d’engagement ». 

Avec lui, Israël a perdu « un de ses hommes d’Etat les plus illustres, la paix un de ses plus ardents défenseurs et la France un ami fidèle », a réagi le président  François Hollande.

C’est « un homme qui avait vu la guerre et qui pour cette raison construisait la paix », a résumé le président du conseil italien Matteo Renzi.

Le Russe Vladimir Poutine a loué « le courage, le patriotisme, la sagesse et la vision à long terme » en faveur de la paix de cet « homme merveilleux ». Sa disparition est « une perte pour la paix au Moyen-Orient », a souligné la Chine.

L’ancien président américain Bill Clinton, qui supervisa en 1993 la signature à Washington des accords d’Oslo entre Israéliens et Palestiniens, a rendu hommage à « un génie au grand coeur » et à « un fervent avocat » de « la réconciliation ».

« Je n’oublierai jamais combien il était heureux il y a 23 ans lorsqu’il a signé les accords d’Oslo sur la pelouse de la Maison Blanche, ouvrant une ère d’espoir dans les relations israélo-palestiniennes », s’est-il remémoré.

Shimon Peres, le 6 juillet 2014. © AFP

© AFP/Archives MENAHEM KAHANA
Shimon Peres, le 6 juillet 2014

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