EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Hooligans : quand des hordes de décérébrés sévissent – Edito 14/06/2016

Nous sommes dans un monde où l’on voue un culte à la folie et où on tue en son nom. C’est déjà suffisamment pathétique comme ça, et pourtant il nous est donné de constater qu’il y a encore pire. Encore plus con.

Les autorités européennes se tirent littéralement les cheveux pour lutter contre le hooliganisme. Une autre forme de fanatisme en fait mais elle liée au football. Des gens sont tellement fans de leurs équipes favorites qu’ils considèrent comme des ennemis réels tous ceux qui ne font pas comme eux. C’est ce qui donne ces scènes de violence absolument surréalistes à Marseille où par exemple des supporteurs russes encagoulés ont brandi les oriflammes de clubs anglais à l’envers tels des trophées au lendemain de violents affrontements qui ont tourné au bain de sang.

C’est un constat d’échec épouvantable. Comment peut-on être débile pour se mettre en danger et faire du mal à autrui parce que l’on est fan d’une équipe sportive ? C’est totalement pathétique. On croirait que l’omniprésence médiatique d’images de guerres, d’attentats, finirait par faire rentrer dans les rangs ceux qui pétaient trop facilement un câble, mais non. Ils vont jusqu’à éditer des sites internet tels des mollahs extrémistes pour vanter leurs exploits.

Evidemment que nous sommes choqués et pourtant figurez-vous que la France est un modèle de vertu pour tenter d’éviter au maximum ces débordements.   Depuis 20 ans environs, il est ainsi possible de chasser les hooligans hors des stades français. On peut interdite par voie judiciaire à un supporter d’assister à un match depuis 1993, et depuis 2006 les préfets peuvent le faire eux-mêmes de leur propre chef. En 2011 encore une loi, celle qui permet d’empêcher les supporters à risques de se déplacer.

C’est fou que l’on en ait été réduit de légiférer autant dans ce secteur en particulier contre des gens qui viennent au stade avec pour quasiment seul objectif celui de se battre. En dehors de gâcher la fête, ils ne peuvent pas ne pas se rendre compte que c’est l’esprit du sport en lui-même qui est vicié.

On est quand même bien loin ici de la discussion de bofs bourrés qui supportent des équipes de foot différentes et qui se gueulent dessus comme des poissonniers pendant un déjeuner en famille le dimanche. Mais après tout c’est vrai que le degrès de violence est souvent proportionnel à celui d’alcool ingurgité.

Mais ce serait trop facile de mettre tout systématiquement sur le dos de la bibine. Quand on est capable, à jeun, de poster des photos de ses exploits sanguinolents et pas du tout footeux sur le net, c’est déjà que la connexion bug quelque part…

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