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Il ne fait pas bon d’avoir 4 pattes en Polynésie – Edito 29/09/2020

Je crois qu’une petite piqûre de rappel de temps en temps ne fait pas de mal car manifestement peu ou pas de progrès n’est fait au niveau de la manière dont les animaux sont traités en Polynésie. Il n’y a quasiment pas un jour qui se passe sans que des publications crève-cœurs ne soient publiées sur les réseaux sociaux. Des chatons ou des chiots sont ainsi régulièrement retrouvés enfermés dans des cartons et abandonnés comme des détritus parfois justement à côté de bennes à ordures. Certains préfèrent donc laisser mourir des petites bêtes dans des souffrances intolérables plutôt que de se donner la peine de les apporter chez un vétérinaire tant que leurs yeux sont scellés pour y être euthanasiés, puisqu’à cette condition c’est entièrement gratuit.

Cette information est régulièrement rappelée depuis longtemps et pourtant les comportements barbares perdurent.  La honte toute relative, et finalement peu fondée, de risquer de se faire sermonner par un vétérinaire qui émettrait le reproche de ne pas avoir fait stériliser ses animaux, est-elle à ce point insupportable pour justifier d’orchestrer l’agonie ?

Les années passent et se ressemblent, malgré toutes les promesses faites lors des campagnes électorales ce pays continue de s’illustrer par un désintérêt total des problématiques liées à la surpopulation animale tant au plan moral que sanitaire d’ailleurs. Il sera toujours possible pour les intéressés de se justifier en parlant des priorités à gérer et autres crises imprévisibles. Certes, mais depuis le temps il y avait déjà moyen de faire quelque chose, et procrastiner sur ce dossier c’est lui permettre de s’aggraver tant et plus au point de devenir ingérable.

Il est clair qu’au Fenua les mentalités ne sont absolument pas éclairées afin de saisir les responsabilités qu’induisent le fait de posséder des animaux de compagnie. Le chien ou le chat alors qu’ils sont dorénavant reconnus dans nos lois comme des êtres dotés de sensibilité, continuent trop souvent d’être traités comme des objets. Certains maîtres ne pensent qu’à leur profit, quelle qu’en soit la forme, et jamais ne se soucient de leur ressenti à eux. Ainsi, on abandonne à leur triste et sordide destin des femelles que l’on ne prend pas la peine ni de stériliser, ni de s’assurer qu’elles ne puissent pas sortir du périmètre du jardin :  cycliquement elles vont se faire engrosser. En découleront exponentiellement d’autres cartons pleins de petits et encore plus d’animaux errants, qui régulièrement s’avèrent dangereux et porteurs de maladies et de parasites.

Aussi saluons toutes celles et ceux qui au quotidien ne lâchent rien, tant au plan individuel, qu’au titre de leur adhésion à une association dédiée à la cause. Que jamais ils ne se découragent de marteler que se respecter en tant qu’humain c’est respecter le vivant en général, même quand ça a 4 pattes et … une vie de chien.

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