EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

INSERM : les progrès de la science à géométrie variable – Edito 23/02/2021

Hier la communauté scientifique mondiale connaissait une petite effervescence, en effet s’en suivant l’atterrissage réussi du robot de la NASA Perseverance sur Mars (on appelle donc ça un amarsissage), il était question de rendre public le premier enregistrement sonore de la surface de la planète rouge. Vous êtes curieux ? Cela a-t-il le potentiel de bouleverser votre vie ? Vous le saurez après l’avoir écouté, tendez l’oreille : (extrait sonore capturé par Perseverance à la surface de Mars)

Bon sincèrement vous vous attendiez à quoi ? C’est juste le bruit du vent, avec en fond un buzz électrique de la sonde américaine. J’aurais trouvé ça tellement plus fun que totalement outré par la présence de cet objet « extramarsien » arrivé d’un coup sans prévenir, un alien muni de l’équivalent de notre balai niau se rue en direction de l’engin et pète un câble parce qu’on pourrit son désert. Ce ne sera donc pas pour tout de suite. A croire qu’eux aussi ont dû apprendre à composer avec la résilience.

Tout ça pour vous parler des progrès fulgurants de la science. On est donc capable outre le fait d’envoyer un objet aussi loin qui en séquence automatique se pose par ses propres moyens pile au bon endroit, ou encore en quelques mois à peine on a été capable de sortir plusieurs vaccins contre la Covid 19 là où avant il fallait des années. S’il en existe toujours qui doutent que l’homme ait bien déjà marché à la surface de la Lune, autant vous dire que l’envoi de ces machines sur Mars, sonne à leur oreille comme une grosse blague. Et c’est donc pareil dans le cas de notre pandémie : les aprioris fourmillent par rapport aux vaccins si prompts à voir le jour et à être distribués, « quelque chose n’est pas normal », « il faut se méfier ». Pour les plus rationnels, la loi de Moore sur le gain en puissance de calcul exponentiel de nos outils informatiques d’une génération à l’autre, trouve des débouchés non seulement pour les applications liées à l’exploration spatiale, mais aussi pour les simulations en laboratoire concernant l’efficacité de telles ou telles molécules dans un traitement, ou le décodage d’un génome de virus afin de le réécrire pour se prémunir de ses effets nocifs sur notre santé.

Il est par contre surprenant que toute cette technologie mise au service d’experts qui en savent de plus en plus sur leurs spécialités plus les années passent ne permette toujours pas de dire après plus de 8 ans d’étude si 46 champignons atomiques atmosphériques ont eu des effets ou non sur la santé des populations polynésiennes. Comme c’est opportun. Il faut les aider ces gens de l’INSERM, faut leur changer leurs ordinateurs Thomson MO5 ou TO7 70 pour les plus chanceux, et leur filer des PC boostés de mineurs de Bitcoins. A accoucher d’une souris, à parler pour ne rien dire de nouveau, on en vient à regretter qu’ils ne soient pas aussi silencieux que la surface de Mars.

Cadeau :

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