EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Intelligence artificielle vs connerie réelle – Edito 13/02/2020

Il y a une expression que j’aime bien même si elle est un poil familière « la connerie humaine n’a pas de limites ». Parce que c’est vrai, à chaque jour suffit sa peine (j’avoue que je l’aime bien celle-là aussi alors je la glisse).

Dans l’absolu il faut se rendre à l’évidence, on réfléchirait un peu plus, ou l’on serait davantage vigilant, il y aurait moins de tracas dans tous les aspects de notre quotidien. La réduction du facteur « erreur humaine » est ainsi devenue un véritable enjeu dans le monde de l’entreprise au niveau de la gestion des ressources humaines et du management.

Au cas où il faudrait le rappeler l’erreur humaine est responsable du gâchis de l’équivalent de plusieurs milliards d’euros tous les ans, de pertes de performances, mais aussi et surtout du fauchage de trop nombreuses vies. C’est très variable, cela peut aller de la mise à la poubelle de milliers de t-shirts où on se rend compte trop tard qu’on a laissé passer une faute d’orthographe sur un mot, jusqu’à une catastrophe dans une centrale nucléaire où l’on aurait bafoué les protocoles de sécurité conduisant à en faire exploser le réacteur. Oui, je parle bien de Tchernobyl.

Et puis j’en entends dire qu’après tout « l’erreur est humaine ». Et alors ? Cela veut dire que ce qui caractérise l’humain serait le droit à l’erreur quel qu’en soit le prix ? Je n’en suis pas convaincu. Ce n’est pas en mettant de la bienveillance niaise de circonstance à tous les niveaux pour chercher des excuses que l’espèce humaine va atteindre son âge d’or.

Car voyez-vous, en ce qui me concerne je fais quand même la différence entre un incident de parcours causé par un manque de concentration ou un trop plein de fatigue et une vraie faute qui est commise en raison de graves lacunes dans les connaissances de base que l’on est censé maîtriser lorsque l’on occupe telle ou telle responsabilité. Ici il n’y a pas d’excuse possible à trouver et c’est précisément là que le bât blesse et notamment dans notre Pays.

Que ce soit en raison d’une distribution frénétique de sucettes politiques, de copinage, de népotisme, des gens sont placés là où ils n’ont rien à faire. Doucement mais sûrement on monte un château de cartes, un truc qui peut donc s’écrouler à tout moment mais qui tant qu’il est debout fait bonne figure.

Alors c’est vrai dans les années à venir on a une sacrée cartouche à tirer, malgré les limites du recours systématique à la technologie dont je parlais hier : celle de l’intelligence artificielle qui pourrait venir en aide à tous ceux qui n’ont rien à faire là où ils sont. Mais reste à savoir s’il n’est pas trop tôt pour cela tant nous ne semblons pas avoir terminé l’exploration de … la connerie bien réelle.

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Journal de 7:30, le 13/02/2020

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