EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Irma and co : climat, le début de la fin ? – Edito 11/09/2017

Avec Saint Martin et Saint Barthélémy qui a peu de choses près ont été rayés de la carte, la Floride qui est sous les eaux avec un état d’urgence en cours et qui profite in extremis d’un changement de cap de l’ouragan Irma qui a perdu de sa puissance, le fait est que cela réveille les peurs et les consciences. Le président Macron n’a pas tardé à faire le lien entre, je cite, la « férocité » de ces tempêtes et le dérèglement climatique. Aux USA où Trump il y a quelques mois a contre toute attente décidé de quitter l’accord de Paris issu du COP21 pour lutter contre le réchauffement climatique, on est bien embêté. Comme l’a rapporté ce week-end la chaîne d’info BFM TV, Scott Pruitt le directeur de l’Agence américaine de protection de l’environnement, interrogé par CNN, a botté en touche sur le sujet. Il a refusé de reconnaître le lien entre le réchauffement climatique et l’intensité des ouragans. En substance, il a préféré dire qu’il y avait un temps pour tout, pour l’instant c’était celui de la gestion de la crise et des sinistrés, l’étude des causes viendrait après.

Mais sans tomber dans le climatosceptisme tant par A + B une légion de scientifiques est déjà parvenue à démontrer le lien entre augmentation des températures et dérèglement climatique, il faut toutefois être suffisamment honnête pour rapporter aussi qu’il y en a au moins autant pour dire que faire un lien direct entre les activités de l’homme et la force de Irma ou José, n’est pas pertinente. C’est une étude au cas par cas qu’il faut mener tant le modèle mathématique d’étude de ces phénomènes météorologiques n’est encore pas totalement maîtrisé. Cependant, ce n’est pas parce qu’il est trop prématuré pour pouvoir confirmer un lien direct que la communauté scientifique n’est pas capable de confirmer que quoi qu’il en soit, le bouleversement du climat aura bien des conséquences létales sur notre espèce.

Au lendemain du dernier forum du pacifique que Radio 1 relayait sur son antenne, le quotidien Libération titrait « Les îles du pacifique ont besoin d’aide face au changement climatique ». Son auteur rapporte ainsi les propos de la Banque mondiale issus d’un rapport publié en ce début de mois qui indique, je cite « Il pourrait y avoir des conséquences plus désastreuses sur les îles du Pacifique que sur tout autre pays au monde. ». On parle ainsi d’une montée des eaux de 40cm à l’échéance de 2100 dans le scénario le plus optimiste, mais de près d’un mètre trente dans le plus pessimiste. Oui, dans 83 ans, nos atolls et autres îles les plus basses ont le potentiel d’être totalement engloutis.

On comprend ainsi beaucoup mieux en conclusion du Forum le coup de colère contre Donald Trump de celui dont le Pays est aux premières loges de ce péril, le Premier Ministre des Tuvalu. Mais que ce dernier ne désespère pas, le meilleur anti … sceptique pour Donald, mais aussi le plus douloureux, risque d’être le déchainement crescendo des éléments contre sa propre population. Dommage de réaliser sur le tard ce que tout le monde sait déjà, au prix des pleurs et des souffrances.

Article précedent

La SEM de Makemo placée en redressement judiciaire

Article suivant

Journal de 7:30 le 12/09/2017

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire


Dernières vidéos

PARTAGER

Irma and co : climat, le début de la fin ? – Edito 11/09/2017