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Jacques Mérot prêt à faire respecter la concurrence

Jacques Mérot © Vaite Urarii Pambrun

Jacques Mérot © Vaite Urarii Pambrun

Jeudi matin, le nouveau président de l’autorité polynésienne de la concurrence, Jacques Mérot, et le président de l’autorité nationale de la concurrence, Bruno Lasserre, ont signé la convention-cadre définissant les modalités de partenariat entre ces deux entités. Pour Jacques Mérot, changer l’état des lieux en Polynésie provoquera des « ruptures » et ne sera pas chose « facile ». Mais il se dit prêt à « faire face aux mécontentements ».

La signature de la convention-cadre a été l’occasion pour Jacques Mérot de se présenter et surtout de faire l’état des lieux du travail qui l’attend. Le président de l’autorité de la concurrence s’est dit prêt « à affronter les mécontentements »

 

Jacques Mérot affirme que les actions que va mener l’autorité de la concurrence peuvent « libérer l’initiative économique » et par créer des emplois. Pour lui, l’objectif immédiat « n’est pas la sanction », mais le « développement de la concurrence en faisant preuve de pédagogie ». Pour autant, il ajoute que les sanctions seront prises si le système n’évolue pas.

 

De passage en Polynésie, le président de l’autorité nationale de la concurrence, Bruno Lasserre, affirme que la future entité polynésienne sera « indépendante et impartiale ». Elle donnera à tous la chance d’être entendue et pas seulement aux plus forts. Mais il reconnaît aussi que l’éloignement est un handicap pour le fenua : « Une autorité de la concurrence ne va pas pouvoir obtenir les mêmes prix qu’en métropole, c’est du rêve ».

 
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1 Commentaire

  1. Olivier
    24 juillet 2015 à 7h07 — Répondre

    Il convient d’emblée d’attirer l’attention du président de l’autorité polynésienne de la concurrence sur un élément primordial de la vie chère en Polynésie que sont les factures EDT, 4 eme poste de dépense des ménages. Élément que les politiques font lâchement semblant d’ignorer depuis au moins 2 ans que ces tarifs ont été annulés par la Justice parce qu’ils sont basés sur des clauses « non rationnelle, non objectives et non transparentes assurant au délégataire une marge au-dela du raisonnable »!
    Ce sera la un test quant à sa véritable indépendance. D’un autre côté, s’il va effectivement dans cette voie, je ne serais pas étonné qu’il soit victime d’un « quelconque impeachment » malgré le caractère prétendument irrévocable de sa nomination.

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