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JO-2016: Phelps toujours plus haut, en attendant Riner et Manaudou

Rio de Janeiro (AFP) – Insatiable, invincible: Phelps a encore épuisé les superlatifs et les chronomètres jeudi aux Jeux de Rio, avec sa 26e médaille, la 22e en or. Pendant ce temps là, une équipe de France sur courant alternatif décrochait cinq nouvelles médailles, en attendant Riner et Manaudou.

Onze médailles au total : les Bleus ont redressé la tête avec en prime de belles qualifications en quarts de finale pour les « Braqueuses » du basket, vice-championnes olympiques en titre, les « Experts » du hand, double champions olympique en titre, et Gaël Monfils, en tennis, victorieux du Croate Marin Cilic.

Judo, canoë slalom, aviron, cyclisme sur piste: tout le monde a participé à la collection tricolore jeudi. Mais l’or n’était pas au rendez-vous.

Peut-être faut-il être américain et s’appeler Phelps pour trouver de l’or partout où on passe: jeudi soir, pour le « Kid de Baltimore », c’était à l’arrivée du 200 m 4 nages, un course qu’il a écrasée de sa classe. Comme il l’avait fait déjà trois fois auparavant à Rio, au sein du relais 4×100 nage libre, du relais 4×200 m nage libre, puis sur 200 m papillon.

Quatre nouvelles médailles d’or en six jours donc, soit 26 médailles au total depuis les Jeux de Pékin, dont 22 du plus beau métal. Phelps a un appétit gargantuesque. 

Egalant au passage, sur ce 200 m 4 nages, le record d’un certain Carl Lewis, lui aussi vainqueur quatre fois d’affilée dans la même discipline, en saut en longueur, de 1984 à 1996.  

« Mon corps souffre, j’ai mal aux jambes, je suis fatigué », a concédé Phelps, tout en assurant que « chaque jour est un rêve ». « Gagner de cette manière, c’est quelque chose de spécial et c’est pour ça que j’exprime de plus en plus mes émotions sur le podium », a-t-il ajouté

– Phelps, l’homme de Rio –

A lui tout seul, depuis le début de la semaine, l’Américain a donc gagné deux fois plus de titres que les 396 membres de la délégation tricolore.

Le trio de costauds de la vitesse par équipes en cyclisme sur piste, Grégory Baugé, François Pervis et Michaël d’Almeida, pensait bien avoir trouvé la recette pour s’imposer. 

Mais comme à Pékin en 2008, comme à Londres en 2012, les Britanniques étaient un ton au dessus. Les Français, beaucoup trop loin en termes de chronomètre, ont dû se contenter du bronze sur le pin de Sibérie du vélodrome de Barra. 

Quant à l’or, la délégation française tentera de s’en procurer dès vendredi avec deux de ses monstres sacrés sur la ligne de départ.

Teddy Riner, l’ogre guadeloupéen des tatamis et ses 2,03 m pour 139 kilos, son poids de forme, est à la recherche de son deuxième titre d’affilée dans la catégorie reine des lourds en judo.

Florent Manaudou, le colosse marseillais (1,99 m, 99 kg), voudra lui récidiver après sa victoire surprise de 2012 sur 50 m nage libre. Le nageur semble prêt. En demi-finale jeudi, il a marqué son territoire avec le meilleur temps de la saison, au cours d’une soirée où le scandale du dopage d’Etat russe était une nouvelle fois présent en invité indésirable, avec la nageuse Yuliya Efimova.

La jeune Russe n’a pas gagné, finissant encore une fois 2e sur 200 m brasse, comme lundi sur 100 m. Mais cette fois ci, elle n’a quasiment pas été sifflée.

De Pékin, Chine Nouvelle, citant la Fédération chinoise de natation, a annoncé le contrôle positif de Chen Xinyi, 18 ans et 4e de la finale du 100 m papillon, dimanche à Rio.

– Le golf, 112 ans après –

Pourtant, l’ombre du dopage ne semble pas vouloir quitter Rio, avec l’annonce dans l’après-midi du renvoi au pays d’un entraîneur kényan, coupable de « violation des règles antidopage ». Il aurait semble-t-il échangé son urine avec celle d’un de ses athlètes lors d’un contrôle.  

S’il n’y a plus de suspense ou presque sur la couleur des médailles que gagnent Phelps, il n’y en avait pas davantage au concours général féminin, en gymnastique. Comme prévu, la nouvelle star est bien Simone Biles, une poupée américaine de 19 ans et 145 cm.

Première attendue donc, pour une femme à la recherche de cinq médailles d’or durant ces Jeux. 

Et première également pour les Fidji. Victorieux du premier tournoi masculin de rugby à VII de l’histoire olympique, les magiciens du Pacifique, qui ont laminé la Grande-Bretagne en finale (43-7), ont au passage décroché la première médaille de l’histoire de leur pays aux JO. 

Première également, ou presque, pour le golf, absent des JO depuis les Jeux de Saint-Louis (Etats-Unis), en 1904. Dimanche, quelqu’un va succéder au Canadien George Lyon, dernier champion olympique de la spécialité, il y a 112 ans.

Mais les quatre meilleurs mondiaux -Jason Day, Dustin Johnson, Jordan Spieth et Rory McIlroy-, ne sont pas là, tous forfaits, effrayés par le virus Zika. Et un outsider pourrait en profiter. Comme Grégory Bourdy ? 107e mondial, il pointait à la 4e place jeudi soir.

Michael Phelps lors de la finale du 200m 4 nages le 11 août 2016 à Rio. © AFP

© AFP CHRISTOPHE SIMON
Michael Phelps lors de la finale du 200m 4 nages le 11 août 2016 à Rio

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