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JO de Tokyo : la judoka Clarisse Agbegnenou décroche la médaille d’or !

La judoka française Clarisse Agbegnenou s’est imposée en finale de la catégorie des – 63 kilos face à sa rivale slovène Tina Trstenjak et gagne la première médaille d’or olympique de sa carrière. C’est la deuxième breloque en or pour la France aux JO de Tokyo.

Deuxième médaille d’or pour la France aux Jeux olympiques de Tokyo ! La judoka et porte-drapeau Clarisse Agbegnenou a remporté la finale de la catégorie des – 63 kilos face à la Slovène Tina Trstenjak au golden score par un waza-ari. Médaillée d’argent en 2016, la Française de 28 ans glane ainsi la première médaille d’or olympique de sa carrière. Pour décrocher cette breloque, la sixième pour les Bleus et la deuxième en or à Tokyo, Clarisse Agbegnenou, déjà cinq fois championne du monde et cinq fois championne d’Europe, s’est imposée contre sa bête noire qui l’avait battue en finale des JO 2016 à Rio. La judoka compte désormais le palmarès le plus imposant de l’histoire du judo féminin français.

Une « battante » depuis sa naissance

Dès sa naissance à l’automne 1992, deux mois avant le terme, le tempérament de battante d’Agbegnenou a été rudement mis à l’épreuve. Réanimée dès sa venue au monde avec son jumeau Aurélien, elle a passé ses quatre premières semaines en couveuse, alimentée par perfusion. Puis une malformation rénale a nécessité une opération « alors qu’elle ne pesait que deux kilos », raconte sa mère Pauline Agbegnenou dans L’Équipe. « Et elle est tombée dans le coma. Elle y est restée durant sept à huit jours. » « Lorsqu’elle s’est réveillée, dans une grande inspiration, je me souviens que le médecin a dit que ma fille était une battante », poursuit-elle.

Sa gnaque, celle qu’on surnomme « Gnougnou » explique la devoir aussi à son enfance passée en région parisienne au milieu de ses trois frères. « Ça ne peut que te forger. T’es la seule fille, t’as pas le choix: il faut leur faire la guerre, sinon tu te fais bouffer! », lance-t-elle. Dirigée vers le judo à neuf ans pour canaliser son énergie débordante, la jeune Clarisse y trouve sa voie. À quatorze, elle quitte le foyer familial pour le pôle France d’Orléans. Puis trois ans plus tard, en 2009, elle rejoint l’Insep, la pépinière à champions du sport français, avant de débuter sa razzia de titres à partir de 2012.

Une légère dépression après le report des Jeux

Clarisse Agbegnenou, « c’est un modèle dans sa détermination, dans la manière dont elle combat. Et dans la vie, c’est comme une grande soeur », décrit la championne du monde 2019 des -70 kg Marie-Eve Gahié. De l’argent olympique de Rio, « ce n’est pas la bonne médaille pour moi », retient ainsi Clarisse Agbegnenou, que Benboudaoud qualifie de « bulldozer » sur les tapis.

Un obstacle a toutefois fait vaciller sa trajectoire si maîtrisée depuis le début de l’olympiade: l’irruption du Covid-19 et le report consécutif des JO. « J’étais vraiment anéantie. J’en ai beaucoup pleuré », avouait-elle avant les Jeux. Pour s’en relever, Agbegnenou, toujours avide de découvertes et de voyages, a choisi de casser a routine : en vrac moralement, elle s’est envolée vers La Réunion le temps du confinement, s’est mise au yoga, à la boxe et au jujitsu, suivant aussi une formation de coach de vie à HEC. « Une année de plus, c’est très long », répétait-elle. Mais ces efforts supplémentaires en valaient amplement la peine.

Maupiti
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