EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Jurassic Park : quand la réalité rejoint la fiction – Edito 14/12/2017

Dans le chaos dans lequel est en train de s’empêtrer notre monde, où l’espèce dominante semble être lancée dans une soif permanente de destruction ; où l’humain pour assouvir ses besoins et asseoir son confort fait fi de la mort qu’il sème dans les autres espèces en ne s’apercevant que trop tardivement qu’il se met lui-même en danger ; il existe pourtant une lueur d’espoir.

S’il m’est arrivé par le passé dans cette chronique de m’épouvanter et émettre les plus grandes réserves à propos de ceux qui veulent jouer à Dieu en manipulant les ADN, en créant des chimères, il faut cependant noter que cette science qui a donc parfois les aspects de la sorcellerie, a aussi le potentiel de faire revivre ce que nous les humains nous avons détruit.

Accepter le principe de le chaîne alimentaire, où le plus gros ou en tout cas le plus fort, mange le plus petit ou le plus faible est une chose ; mais quand par notre mode de vie nous faisons disparaître d’autres espèces vivantes de la surface de notre monde nous avons le devoir moral de réparer ce que nous avons abîmé. L’espoir réside dans le fait que des choses ne sont plus irrémédiables. Avec la bande originale de Jurassic Park qui défile derrière mes mots, vous pressentez où je veux en venir. Aussi, peut-être ne le savez-vous pas, mais le postulat de ce film qui était de la science-fiction est aujourd’hui de la science tout court et ça marche déjà.  Alors bien entendu que je ne vous parle pas de récupérer de l’ADN dans du sang de dinosaure contenu dans un moustique lui-même piégé dans un morceau d’ambre. Pour l’instant personne n’est parvenu à récupérer un matériel génétique de suffisamment bonne qualité pour s’y essayer. Par contre des mammouths retrouvés en bon état de conservation dans le permafrost vont être clonés bientôt. Pour 10 millions de francs en Corée vous pouvez déjà cloner votre animal de compagnie qui viendrait de vous quitter. Oui ça existe. Ainsi d’éminents et sérieux spécialistes, envisagent qu’à échéance raisonnable nous soyons en mesure de ressusciter n’importe quelle espèce animale dont on aurait conservé un ADN de bonne qualité.

D’ici à ce que tous ces sommets mondiaux sur le climat soient suivis d’effets et puissent enrayer ce cercle vicieux dont je vous parlais hier, des espèces auront continué de disparaître. On parle de conserver le patrimoine de l’humanité, mais qu’en est-il de préserver le patrimoine de la Terre ? Pourquoi, alors que l’on est capable de prédire ce que la science nous permettra de faire, n’y a-t-il donc pas un vrai projet international financé par l’ONU et ses membres de créer une génothèque mondiale avant que ce ne soit trop tard ? Tous les génomes des espèces encore vivantes y seraient stockés, en priorité pour celles en train de disparaître.  L’objectif, quand nous aurons atteint l’âge de la sagesse : réensemencer la vie sur notre planète, où si ce n’est plus possible, sur un autre monde où il faudra avoir appris de ses erreurs. L’espoir fait vivre.

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