EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

La contagion par les fake news est dangereuse elle aussi – Edito 28/01/2020

Comme vous je connais cet adage « mieux vaut prévenir que guérir » ou dans le même genre celui-ci : « on n’est jamais trop prudent ». Toutefois pêcher par un trop plein d’inquiétude aux limites de l’irrationnel, encourager un climat de panique, s’enfoncer dans les théories du complot qu’on prend pour argent comptant et qu’on partage, ce n’est sans doute pas une solution non plus.

Il y a un juste milieu à trouver. Les autorités de la France et de notre territoire ont détaillé leur position – car oui ils en ont une quand même … – dans un communiqué diffusé durant le weekend. En bref ils annoncent être prêts à faire face, leur posture d’aujourd’hui pouvant se renforcer demain au besoin.

Mais il existe donc d’autoproclamés pourfendeurs de l’injustice en mal de notoriété, et autres lanceurs d’alertes qui finissent par se convaincre eux-mêmes des scénarios catastrophes qu’ils ont pourtant participé à échafauder. Ceux-là, sans causer de morts, pour l’instant, représentent pourtant aussi un mal qui ronge de jour en jour une société déjà acculée par les Fake News et dont le climat de confiance envers les autorités est échaudé.

Parce que voyez-vous il y a « lanceur d’alertes » et « lanceur d’alertes ». Il y ainsi des personnes, indépendamment des médias dont ils se sont affranchis, qui ont su révéler au public des informations capitales susceptibles de bouleverser la donne dans tel ou tel secteur. Mais ils l’ont fait au terme d’une investigation rigoureuse ou en faisant fuiter des documents confidentiels dont ils se sont assurés de l’authenticité.

Et il y en a d’autres donc qui de manière totalement épidermique, voire névrotique, font une fixation sur quelque chose, sur quelqu’un, sur un régime politique etc. Leur haine et leur ressentiment passés à la moulinette de la frustration, conduisent à des excès qui finissent par les décrédibiliser. C’est d’autant plus dommage que leur démarche initiale était vertueuse et pas dénuée de bon sens.

Le gros problème c’est que tous ces oiseaux de mauvaise augure, en faisant de leurs propres peurs des vérités établies, en déguisant la méfiance par de la défiance, bref en soufflant sur les braises avec une arrière-pensée, se font encore plus prévaricateurs que tous ceux dont parfois avec des arguments intéressants ils ont voulu dénoncer la forfaiture. La prudence doit donc être de mise à tous les niveaux et contre tous les types de contagions.

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Journal de 7:30, le 28/01/2020

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La contagion par les fake news est dangereuse elle aussi – Edito 28/01/2020