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La CPS remonte la pente, mais « les problèmes structurels » sont toujours là

Après une année noire en 2020, les recettes de la CPS ont remonté la pente plus vite que prévu. Cotisants, assiettes et cotisations pourraient même retrouver leur niveau d’avant crise courant 2022 sans rechute épidémique. Mais pour le directeur général de la caisse, Vincent Fabre, cette embellie ne doit pas faire oublier les problèmes de fond : déficits structurels, manque de trésorerie, dépenses qui continuent d’augmenter… La PSG a toujours besoin d’être profondément réformée.

Comment va la CPS ? Après presque deux ans de crise sanitaire, c’est la question se posait au Cesec, qui avait donc invité hier le directeur général de la CPS Vincent Fabre pour faire un point détaillé sur les finances de la PSG. Et de prime abord, les nouvelles sont plutôt bonnes : après l’effondrement des cotisations lors du premier confinement, elles se sont progressivement consolidées. Avec 57 609 équivalents temps plein de cotisants en novembre 2021, 4 100 de plus qu’un an auparavant, le régime des salariés approchait même de ses niveaux d’avant crise (58 118 en novembre 2019, soit 509 de plus que fin 2021). Les revenus soumis à cotisations ont eux aussi grimpé : 18,9 milliards en novembre, toujours pour le RGS, soit 11% de plus que les prévisions du budget 2021, et 9% qu’en novembre de l’année précédente. Une « embellie » surtout due à la reprise des secteurs des produits de la mer et de l’hôtellerie-restauration, secteurs les plus touchés par la crise de 2020. Au global, les recettes de 2021 sont estimées à 90,3 milliards de francs, contre 87,9 prévus au budget.

Les déficits de cotisations devraient continuer à se résorber courant 2022. « On espère que le niveau de 2019, en terme d’emplois, d’assiette de cotisations et de cotisations, sera atteint dans le courant de l’année, explique Vincent Fabre. Cela nécessite que la reprise soit complète et que la crise sanitaire nous épargne cette année ». Mais pas question de crier victoire, loin de là. Ces chiffres, moins catastrophiques que prévu, entre autres grâce aux aides aux entreprises et aux contrats aidés, ne sonnent pas la fin de la crise des régimes sociaux. « Dans l’intervalle, entre 2019 et 2021, les dépenses ont été sur un niveau d’augmentation important, reprend le directeur de la CPS. En partie à cause de la gestion de la crise sanitaire, mais aussi en partie en raison des problèmes structurels liés notamment au vieillissement de la population et à une population en moyenne malade au travers des longues maladies et des maladies comportementales ».

Des problèmes structurels toujours présents, une trésorerie largement amoindrie par le Covid, des dettes accumulées pendant la crise, et surtout des déficits toujours importants… Côté RGS, les recettes hors emprunts restent inférieures d’environ 9% aux dépenses, générant un déficit de 5,3 milliards de francs annuel. En tenant compte des trois régimes – RGSRSPF et RNS – le conseil d’administration de la caisse a voté des budgets 2022 en déficit cumulé de près de 9 milliards de francs. Pour combler ce fossé, la CPS attend… la CPS. C’est le sigle officiel de la « contribution pour la solidarité », nouvelle taxe un temps appelée « tva sociale », et qui doit permettre au Pays de lever une douzaine de milliards de francs par an à partir d’avril. Un renflouement nécessaire, mais qui n’enlève rien à la nécessité des réformes de fond, explique Vincent Fabre, qui attend beaucoup des « Assises de la Santé » (qui doivent se tenir au premier semestre, mais qui ne sont à ce jour pas datées) et sur les réflexions du comité stratégique de la CPS, « qui doit s’installer et se mettre en place dans les prochaines semaines et les prochains mois ».

 

 

 

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