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La direction d’Air France attaque le préavis de grève

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Le syndicat Usaf/Unsa et la direction régionale d’Air France se sont retrouvés lundi matin devant le tribunal civil. La direction a déposé un recours contre le préavis du syndicat, estimant que la grève avait été déclenchée hors délai. La décision sera rendue mercredi, date du prochain vol de la compagnie.

Après trois jours de grève, le conflit opposant la direction régionale d’Air France et le syndicat des PNC Usaf/Unsa s’est déplacé jusque devant le tribunal civil. La direction a déposé un recours en référé (en urgence, NDLR) vendredi, reprochant au syndicat d’avoir dépassé le délai du dépôt de préavis de grève pour démarrer le mouvement social. En effet, un préavis de grève s’étale sur une période de cinq jours, durant laquelle les deux parties doivent négocier. La question de ce référé est de savoir s’il s’agit de cinq jours minimum ou maximum. Le syndicat avait déposé son préavis le 19 octobre et la grève a démarré le 10 novembre. Pour l’avocat d’Air France, Me Edouard Varod, le délai de cinq jours est un délai ferme. Il ne peut pas être inférieur ou supérieur. La grève est donc, selon lui, illicite. L’avocat du syndicat, Me Linda Kintzler, a quant à elle présenté un courrier de l’inspection du travail datant de 2013 qui affirme que le délai de cinq jours est un « minimum ». Le tribunal rendra sa décision mercredi à 11 heures, le jour même du prochain vol de la compagnie. En attendant, le syndicat et les grévistes, venus en nombre au tribunal, affirme vouloir négocier. Mais pas avec le directeur régional, comme l’explique le délégué syndical, Bertrand Courtade.

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1 Commentaire

  1. Warning sign
    14 novembre 2017 à 6h21 — Répondre

    Enterrement en grandes pompes à cause d’une caste qui prétend lutter contre le nivellement par le bas. La réalité c’est que l’ensemble de la société est déjà descendue en bas et voit avec une hostilité croissante les privilèges qui les séparent de ceux qui font du syndicalisme un terrorisme visant à prolonger une situation de domination de type coloniale tenue par une secte de fanatiques souvent corrompue mais jusqu’ici intouchable… Quand au soit disant ALI qui a signé des commentaires traitant d’abruti les contestataires de l’ordre marxiste, il fait parti de ces soit disant défenseurs de la veuve et de l’orphelin mais qui sont en réalité des prédateurs, à l’opulence indécente issue du chantage. Le grand soir approche mais, la monarchie n’est plus l’ennemie, c’est l’oligarchie syndicaliste. Citoyens formez vos bataillons pour prendre d’assaut les forteresses syndicales, jusqu’ici inexpugnables mais dont la chute est proche.

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