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La Fraap arrête la grève

La grève aura duré moins d’une journée : la Fraap, clairement déçue par le manque de mobilisation qu’elle attribue aux pressions exercées sur les fonctionnaires, va acter la fin du mouvement aujourd’hui.

« On n’a pas pour intention de faire durer ce mouvement social, puisqu’aucun dialogue social n’est possible », disait ce matin le secrétaire général de la Fraap, Jean-Paul Urima. « Ça fait une dizaine de fois qu’on le rencontre, dit-il en parlant de Moetai Brotherson, mais c’est toujours la même rhétorique. On va faire lever la grève tout à l’heure, a moins on aura respecté nos engagements jusqu’au bout, et dans le respect total de la loi. »

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Et ce matin devant la présidence, on comptait moins de cent personnes mobilisées. Une déception que Jean-Paul Urima met sur le compte des pressions qui serait exercées sur ses adhérents, voire des menaces de sanctions. « Inadmissible », pour lui, mais « c’est aux fonctionnaires d’en juger (…) et si cette situation leur convient, et bien continuez dans ce délire. »

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De son côté Gérard Barff avait annoncé hier que les pompiers d’aéroport n’entreraient pas en grève, après avoir pris en considération la situation des acteurs du tourisme, « mais le combat n’est pas fini. »

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Les soirées des lauréats du Heiva ne sont donc pas en danger, et sans doute pas la rentrée des classes, à entendre le secrétaire général de la Fraap : « Moi aussi je suis père de famille, je sais ce que c’est. » Les efforts de la fédération se tournent à présent vers le palais de justice, puisque la Fraap a fait appel de la décision du juge des référés sur la légalité du précédent préavis : « Il y a tellement un vide juridique abyssal dans les statuts de la fonction publique et dans le code du travail, là nous sommes à des années-lumière de la réalité des situations », conclut Jean-Paul Urima.