EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

La geekitude à l’honneur ! – Edito 26/05/2016

C’est passé presque inaperçu hier même si mon camarade Moretto n’a pas manqué de vous l’annoncer dans son éphéméride, mais c’était la « Geek Pride Day », autrement dit la journée mondiale des Geeks. Si vous venez de tiquer de manière circonspecte à l’écoute de ce mot vous risquez néanmoins sans le soupçonner de vous reconnaître dans sa définition. Un geek selon l’encyclopédie en ligne Wikipedia, tant qu’à faire, c’est une personne passionnée par un ou plusieurs domaines précis, plus souvent pour les domaines liés aux « cultures de l’imaginaire » comme le cinéma, la bande dessinée, les jeux vidéo, etc. ; ou encore aux sciences, à la technologie et l’informatique.

Le plus souvent on assimile un geek à un nerd. Nouvelle moue interrogative de votre part ? Un nerd c’est, dans le domaine des stéréotypes de la culture populaire, une personne solitaire, passionnée voire obnubilée par des sujets intellectuels peu attractifs voire inconnus du grand public. Mais c’est un raccourci qu’il ne faut pas faire, être geek ce n’est pas nécessairement vivre comme un ermite technophile coupé du monde et de toute vie sociale. Etre geek c’est assumer avoir des loisirs, certes la plupart du temps numériques, qui permettent d’appréhender sa vie de tous les jours le plus souvent en ayant la pêche. Les geeks ont toujours quelque chose à dire et avouez que par les temps qui courent ça fait du bien. Quand on écoute les conversations d’ados, je vous en parlais déjà il y a quelques temps dans un précédent édito, ça fait peur : « hey gin tayé faahee a nous deux thaleura ? Mega le spot a sapinus. On va avec la bans a ta fesse ou c’est ta mats qui nous dépose ? ». Si vous n’avez pas tout compris et si vous transportez un ado dans votre voiture au moment où vous m’écoutez il vous fera la traduction dans un instant. Bon, après c’est bien d’être sportif et de vouloir profiter des bonnes vagues pour surfer, mais un peu plus de contenu dans les échanges serait le bienvenu. Parler d’un film qu’on vient de voir, d’une bd qu’on vient de lire, du dernier téléphone à la mode et dont on rêve c’est un bon début. En gros éviter de s’exprimer comme si on ne faisait qu’émettre des borborygmes sur plusieurs fréquences.

A l’occasion de l’instauration de cette journée mondiale un code des droits et des devoirs Geeks a été divulgué dès 2006 en Espagne où on y découvre par exemple qu’en tant que tel il est de bon ton de revendiquer le droit d’être en surpoids et myope ou encore de se devoir de tenter de dominer le monde. Mais en fait, sans être ou devenir un fanatique de la geekitude c’est l’occasion de réaliser qu’il est recommandé à tous de sortir de sa routine en s’intéressant à quelque chose. En effet, permettre à son esprit de s’évader en offrant à votre cerveau de quoi fabriquer en quantité idéale de la sérotonine c’est une gageure. On se laisse trop souvent envahir par les peapea du quotidien et pourtant avec tout le contenu gratuit auquel nous avons maintenant accès, plus aucune excuse de ne pas être soit même une partie du remède.

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