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La « job academy » recrute à Hotuarea

Lorinda et Manutahi avec leurs nouveaux CV. © Élodie Largenton

Une vingtaine de jeunes de Faa’a, et notamment du quartier Hotuarea, bénéficient de l’appui de plusieurs entreprises et du secteur public pour trouver un emploi. C’est la job academy. Après avoir appris à rédiger lettre de motivation et CV, des jeunes se sont entraînés, ce jeudi matin, à passer des entretiens d’embauche.

Des jeunes motivés, désireux de trouver un travail, mais qui n’ont pas les « trucs et astuces » pour trouver un emploi : c’est le profil des candidats retenus par le club FACE pour sa job academy. Ce collectif d’entreprises, né fin 2016 pour monter des actions en faveur de la lutte contre tout type d’exclusion, s’est donné pour mission d’aider les jeunes des quartiers défavorisés à trouver un travail. Araia Hauata a 23 ans, est bénévole au sein de la maison associative de Hotuarea et elle une idée bien précise de ce qu’elle veut faire : porter assistance aux personnes âgées. Avant de se lancer dans la recherche d’emploi, elle devra faire une formation, mais elle a profité de la job academy pour bénéficier des conseils du club FACE et de l’équipe MOUS de l’OPH, qui participe aussi au projet.

De son côté, Manutahi Rooarii espère pouvoir décrocher un emploi stable. Après plusieurs petits contrats, il rêve d’un CDI dans son domaine, la menuiserie.

Manutahi fait référence à Olivier Pôté, qui est à la tête du club d’entreprises FACE. Ce matin, à Faa’a, il a réuni trois recruteurs pour entraîner les jeunes, leur apprendre à mieux se « vendre ». Parmi ces recruteurs, il y a Philippe Slowinski, directeur général de Somalu, qui pourrait embaucher Manutahi Rooarii. Il est, en tout cas, convaincu de l’utilité de cette formation.

Une autre session de simulation d’entretiens d’embauche avec des professionnels est prévue le mois prochain. FACE intervient aussi à Pirae, et déploiera ensuite le même dispositif à Moorea et Mahina. C’est la preuve qu’il y a un réel besoin d’aide en la matière, comme le confirme Yannick Tevearai, président de l’association Hotuarea Nui.

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