EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

La peste ou le choléra. Vraiment ?… – Edito 02/05/2017

Cela revient comme une rengaine, partout, on entend que l’on n’aurait le choix pour le deuxième tour de cette présidentielle qu’entre la peste et le choléra. Mais ce n’est pas comme si ce choix nous avait été imposé par une puissance supérieure machiavélique, c’est le peuple qui a parlé. Tout l’enjeu, si cela ne nous plait pas parce que l’on ne fait pas partie de ceux qui les ont hissés là où ils sont, c’est de parvenir à transformer ce qui nous apparaît comme une maladie incurable en un vaccin. L’idée serait donc de trouver la méthode la moins douloureuse d’inoculation de l’une des deux, nous permettant finalement de mieux résister à celle que l’on aura choisie, si possible, la moins pire.

Deux visions du monde s’opposent. L’une repose sur le repli sur soi-même en vouant un culte à la peur, en quittant l’Europe dont on abandonnerait aussi la monnaie commune pour s’isoler dans un monde où c’est de moins en moins possible et souhaitable. Le tout en revenant sur des acquis sociétaux qui sont objectivement des progrès, en contrôlant la presse et les médias, en stigmatisant les étrangers, et de préférence les musulmans, comme la cause de tous nos maux. L’autre vision est une sorte de libéralisme social, un patchwork de ce qui serait le plus pertinent à gauche comme à droite, une tentative quasi utopiste de fédérer dans un numéro de grand équilibriste au sein duquel pourtant le diktat des grands capitalistes a du mal à se cacher.

On doit donc choisir le moins pire faute de mieux. Le choix vous apparaît-il si difficile que cela ? Alors je me mouille un peu plus. Souhaitez-vous réellement confier l’appareil d’état à une clique encore pour beaucoup composée de fachos, de racistes, et de violents qui une fois passé l’effet du vote rebelle montrera son vrai visage et plongera immanquablement la France dans une véritable guerre civile ? Sérieusement.

Le rapprochement de Nicolas Dupont-Aignant à Marine Le Pen est aussi putride que la consigne de vote du Tahoeraa au plan local. Il m’avait échappé que ce qui peut se faire de plus irrationnel à notre petite échelle est finalement possible au plan national. Et c’est ce jeu surréaliste et contre nature des alliances qui est censé représenter le renouveau de la classe politique prônée par le FN ? C’est donner le bâton pour se faire battre, car qui chez les frontistes de base, les irréductibles, voire même les autres, voudrait comme Premier Ministre celui à qui l’étiquette de grand looser colle à la peau ? Encore un gaulliste raté qui pour exister est prêt à se renier, Flosse est contagieux.

A vos risques et périls, j’ai choisi contre quoi moi je préfère être immunisé.

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4 Commentaires

  1. 3 mai 2017 à 17h24 — Répondre

    Ok ,mais on peut aussi montrer qu’on est une majorité qui ne voulons pas de ces choix là en s’abstenant .C’est aussi ça la démocratie !

    • 4 mai 2017 à 7h51 — Répondre

      La démocratie c’est remplir son devoir moral de citoyen et d’aller voter. Faire un choix, quel qu’il soit. S’abstenir n’est pas un choix crédible face à l’enjeu.

  2. christophe
    4 mai 2017 à 7h38 — Répondre

    Pourquoi tous les média se sentent obliger de nous dire pour qui ou quoi voter, vous nous parlez de liberté de la presse et nous la notre, vous en faîte quoi, toujours à dire ce si, ce là, Franchement on s’en fout des commentaire sur l’un ou l’autre, rappelez-nous plutôt leurs programmes à chacun, cela sera surement plus constructif….

    • 4 mai 2017 à 7h50 — Répondre

      Notre média fait ça au quotidien dans le respect des règles établies par le CSA. Toutefois un éditorial par nature est l’expression d’un parti pris totalement assumé. Le pouvoir de l’analyse, de l’objection de conscience, de la définition publique de la morale et de sa mise en lumière et/ou de sa mise en opposition à certaines idées, sont justement un service rendu à nos auditeurs pour les éclairer. Nous estimons que nous sommes dans notre mission d’information. Vous pouvez ne pas être d’accord, c’est votre choix, mais dans un Pays comme le nôtre où les citoyens sont pris pour des moutons, nous estimons qu’il s’agit d’un réel devoir. Bonne journée.

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