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La Pokémon Go Mania envahit Tahiti

© Valentine Bluet

© Valentine Bluet

Depuis le 6 juillet dernier, les Etats- Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande voient se multiplier les groupes de personnes sillonnant la ville le nez sur leur smartphone. La cause ? Le nouveau jeu gratuit de réalité virtuelle Pokémon Go. En une semaine la nouvelle application de la Pokémon Compagnie s’est hissée en haut des téléchargements. Et le phénomène ne fait pas exception en Polynésie où les nostalgiques de la chasse au Pikachu et autre Salamèche se font de plus en plus nombreux.

Vendredi soir, 19 heures au Parc Paofai, une trentaine de personnes arrivent petit à petit, smartphone à la main avec l’air de chercher quelque chose. Ces personnes sont des chasseurs et dresseurs, et ce qu’ils cherchent ce sont des pokémons. La Polynésie ne fait pas exception à la frénésie qui a envahi les Etats-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande depuis une semaine. Vingt ans après la sortie du jeu vidéo et du dessin animé Pokémon, les petits monstres mignons font encore parler d’eux. Le 6 juillet dernier, la Pokémon Compagnie, associée à Google, a lancé un jeu sur smartphone qui utilise la géolocalisation et la réalité virtuelle. Concrètement, il est maintenant possible d’attraper des pokémons dans les rues de sa ville ou même dans son salon à travers la caméra de son téléphone. Le jeu n’a d’abord été accessible que dans trois pays, mais les fans polynésiens ont très vite trouvé un moyen de s’adapter. L’astuce est simple : se connecter à l’Apple store ou au Google Play store via une adresse anglophone. Sur le fenua, le bouche à oreille s’est fait très vite et une page Facebook a été créée pour regrouper les joueurs,« Pokémon Go Tahiti ». La page compte à ce jour 216 membres. Une trentaine de ces membres avaient organisé un rassemblement au centre d’un Pokéstop (sorte de libre-service virtuel pour dresseurs de pokémons) au parc Paofai et tout près d’une arène, l’Eglise protestante, dont les trois équipes de Polynésie se disputent la propriété. Une bataille bon enfant entre les rouges, les jaunes et les bleus, puisque tout au long de la soirée chacun s’est échangé des astuces et a partagé « un leurre » pour attirer les pokémons. C’est cette ambiance et le fait de rencontrer des joueurs qui ont particulièrement plu à certains dresseurs. Le côté ludique du jeu qui pousse à se déplacer dans la ville donne également une dimension particulière. Durant une pause, après le travail, pendant le sport, tout est occasion à partir à la chasse aux pokémons comme en témoigne Maeva, 32 ans.

Mais l’atout principal de Pokémon Go est de réaliser le rêve de millions d’enfants qui ont grandi en se prenant pour Sasha comme l’explique Paul, 24 ans, et Tozer, 31 ans.

Pas de panique donc si vous voyez un attroupement près de la place Tarahoi, la gare maritime ou encore l’aéroport, il s’agit simplement de dresseurs qui suivent la devise de leur jeu favori« Pokémon, attrapez les tous ! ».

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