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La politique, une affaire de famille

© Cédric VALAX

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Les propos de l’élu Rudolph Jordan sur les embauches familiales en politique ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux polynésiens. Radio 1 a interrogé les groupes politiques et le porte-parole du gouvernement sur cette pratique qui, loin d’être l’apanage de la Polynésie, gène pourtant largement nos politiques aux entournures…

« Tout le monde demande pour sa famille ! », lâchait lundi l’élu Tahoeraa, Rudolph Jordan, pour justifier avoir demandé un emploi pour son frère et son fils en échange de son ralliement au Tapura… Mais si les élus ont été prompts à condamner cette pratique, ils le sont beaucoup moins pour évoquer leur propre situation ou celle des élus de leur groupe politique… Pour autant, il faut distinguer dans ce « système » les embauches « politiques » de fetii au sein des établissements publics ou de l’administration et les recrutements de collaborateurs. Les premiers viennent durablement gonfler les effectifs de l’administration et les seconds ne sont rémunérés que le temps du mandat de l’élu. Sur ce dernier cas de figure, la Polynésie est loin d’être la seule concernée. Les députés et sénateurs de métropole, eux aussi, embauchent des proches comme collaborateurs. En juillet 2014, le site de Public Sénat publiait un article intitulé : « Employer sa femme au Sénat : une pratique légale, encadrée mais discrète… ». Selon cet article, il y a au Sénat moins de cent « collaborateurs familiaux » sur le millier existant. A l’Assemblée nationale, les médias nationaux estiment cette proportion à 20% des collaborateurs embauchés.

Teura Iriti : « Nous sommes tous des hommes »

Du côté du parti orange, la présidente du groupe au sein de l’hémicycle, Teura Iriti, affirme qu’effectivement embaucher ses proches n’est pas normal. Mais elle excuse cet état de fait en affirmant : « Nous sommes tous des hommes avec un grand H ».

 

Sylvana Puhetini : « Tout le monde a embauché »

Du côté du Tapura, la présidente du groupe Sylvana Puhetini, qui dénonçait elle-même « le marchandage » de l’élu de raro mata’i, reconnaît du bout des lèvres qu’elle aussi a embauché des proches parmi ses collaborateurs.

 

Tony Géros : « En Polynésie on est tous fetii »

Seul élu à assumer franchement cette situation, le président du groupe UPLD à l’assemblée et ancien vice-président d’Oscar Temaru, Tony Geros, reconnaît l’embauche de proches notamment lorsqu’il était aux affaires du Pays. Mais il assure que tout a été fait : « dans le respect des modalités légales ». A l’assemblée de la Polynésie, l’élu UPLD affirme : « On a la possibilité d’embaucher nos proches… Mais il faut que cela reste l’exception, il ne faut pas que cela soit la règle ».

 

 

Jean-Christophe Bouissou : « Ce n’est pas de l’information ça ! »

Le porte-parole du gouvernement, Jean-Christophe Bouissou, condamne l’attitude de Rudolph Jordan mais refuse de considérer que la situation est la même lorsque des proches de ministres sont embauchés dans les cabinets ministériels : « Les gens que nous recrutons, nous, sont des gens qui travaillent ». Pourtant, le ministre semble assez mal à l’aise sur le sujet : « Il faut arrêter avec ce genre de trucs. Et d’abord c’est pas de l’information ça ».

 
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8 Commentaires

  1. Iritahua
    26 novembre 2015 à 6h22 — Répondre

    Embauché des proches incompétents à des catégories élevées, ne sont jamais présents, ça va pas du tout. Les étudiants qui reviennent après des années d’études ne trouvent même pas un petit emploi dans l’Administration, c’est vraiment dégueulasse. Ces petits branl…rs avoir une place sans passer d’examen et directement en CDI, vous trouvez ça normal Messieurs les pour…….res de la politique d’embaucher la famille.
    Tous des pareils ECŒURANT, pendant que tu rembourses la Banque pour tes emprunts, ces merd…..x sont entrain de surfer avec un salaire.
    COOL LA VIE.

  2. simonegrand
    26 novembre 2015 à 6h48 — Répondre

    c’est un paramètre à rappeler en permanence quand il s’agit d’économies à faire et d’augmentation des impôts et autres tarifs publics.

  3. Lemarié
    26 novembre 2015 à 7h46 — Répondre

    C’est vrai que ce n’est pas de l’information, car quel idiot ne connaissait pas toutes ces pratiques des politiques de cette république bananière?

  4. Mme Josette Werk
    26 novembre 2015 à 13h42 — Répondre

    BONJOUR,
    LORSQUE DE NOMBREUX JEUNES DIPLOMES DANS DIFFERENTS DOMAINES SONT DISPONIBLES ET DISPOSES DE METTRE TOUT LEUR SAVOIR ET LEUR COMPETENCE AU SERVICE DU PAYS, DE TELS COMPORTEMENTS SONT INADMISSIBLES ET DEVRAIENT ETRE SANCTIONNES . DE TELS INDIVIDUS DEVRAIENT SE RETIRER DE TOUTE ACTIVITE POLITIQUE.
    MERCI DE VOTRE ATTENTION. JOSETTE

  5. Wallace Sandford
    26 novembre 2015 à 13h59 — Répondre

    M. Lemarié, si tu trouves que notre beau pays est une république bananière, alors, je te demande de partir d’ici et d’aller retrouver ta région d’origine car, dès lors que tu te permets de tels propos, tu n’est plus digne de fouler ne serait-ce que le sol de mon pays de peur que tu le souilles!!! de plus, dois-je te rappeler que nous faisons partie intégrante de la république Française puisque notre statut y est inscrit dans la constitution de la république Française. serais-tu entrain de qualifier la république Française de Bananière ?

    • Lemarié
      27 novembre 2015 à 8h01 — Répondre

      En réponse à Wallace,
      Quelle haine de celui qui ne pense pas comme vous et qui ne dit que la vérité partagée par de nombreux polynésiens, à commencer par son épouse!
      Ne vous en déplaise, la classe politique est bien corrompue et Flosse nous menait bien à la dictature: c’est la définition même d’une « république bananière ».
      Sans rancoeur

  6. pascal
    26 novembre 2015 à 21h38 — Répondre

    nanani…nananère…
    ça rime avec bananière

  7. Sandford Wallace
    27 novembre 2015 à 0h14 — Répondre

    Pascal,
    tu n’as pas assez de couilles pour inscrire ton nom de famille ! c’est tellement plus facile pour toi de te cacher derrière un prénom. de plus, qu’as tu fait pour ce pays ? à mon avis pas grand chose ! sinon tu n’aurais pas eu ce type de comportement ! les bons à rien ont toujours du poison au fond de leurs gosiers !

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