EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

La Polynésie française est en effet un trésor … du ciel – Edito 09/04/2020

J’espère que vous avez regardé La carte aux trésors sur France 3 hier soir, si ce n’est pas encore le cas vous avez le replay sur internet. C’était vraiment fun et authentique. Les prises de vues étaient splendides, il y avait du rythme, de la bonne humeur, du suspense. Bref je suis fan et c’est aussi sans doute grâce à l’animateur de cette émission, Cyril Féraud. Un jeune trentenaire surdoué qui en fait a tout compris, il est na-tu-rel. C’est tellement rare dans ce métier que c’est totalement louable. Et ça ne l’empêche pas d’être pro, bien au contraire, il a la totale maîtrise de son programme. Vous me direz être naturel ne fait pas tout, car on peut être naturellement imbuvable, c’est vrai, mais lui il respire la bienveillance et l’empathie. C’est évident qu’il ne fait pas semblant.

Croyez-moi j’en ai croisé, et certains je les ai même produit, de ces vedettes de télé, blasées par tout et tout le temps, et qui s’adressaient aux « autochtones » des îles, où ils venaient pourtant prendre leur pognon, comme s’ils avaient à faire à des débiles. C’est souvent les rémanences du colon dans toute sa splendeur qui côtoie les « bons sauvages ». Aussi c’est le bonheur de voir que ce parisianisme puant auquel on a quasi systématiquement droit est absent dans certaines productions, celle-ci en particulier.

Les millions de téléspectateurs métropolitains qui en ont eu plein les yeux en plein confinement je peux vous assurer qu’il ne doit pas y en avoir un seul qui ne se soit pas projeté dans ses pensées dans la beauté de nos îles. Ainsi, nous avons une fois de plus la preuve qu’un seul épisode d’une émission de flux sur une chaîne de télé a le potentiel d’avoir dix fois, cent fois, mille fois, le poids de dizaines d’autres types de productions. Et pourtant ce genre de programme manque toujours autant de considération de la part des pouvoirs publics qui les excluent de tous les dispositifs d’aide à la production au bénéfice de ce qu’on appelle des œuvres, même lorsque ce sont au final d’épouvantables navets. A chaque fois il faut faire la manche de ministère en ministère, au petit bonheur la chance d’avoir des interlocuteurs qui comprennent de quoi on parle, pour récupérer des fonds de tiroir non « budgétés ».

Bref, alors, oui on mettra encore peut-être encore des mois avant de ne pouvoir accueillir à nouveau des touristes. Oui en attendant ce sera dur, voire très dur et certains baisseront même le rideau.  Mais nous devons d’ores-et-déjà envisager ce Fenua de l’après où conscients de la magnificence du patrimoine naturel qui nous entoure et qu’on nous envie, de la richesse culturelle de ce peuple, de sa gentillesse communicative, nous apporterons tous notre pierre à l’édifice pour en solidifier ses fondations et lui permettre d’atteindre de nouveaux sommets. Nous devrons nous doter de tous les outils et dispositifs nous permettant de briller encore plus partout où nous le pourrons, il en va de notre subsistance à toutes et tous. Nous nous devrons d’être à la hauteur de ce Mana.

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S.O.S auditeurs Benny Soit-Il du 08/04/2020

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