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La première promo de Poly 3D fait sensation

©Cédric Valax

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La toute première promotion de l’école des arts et métiers du numérique de la CCISM, Poly 3D, a présenté vendredi après-midi le fruit de son travail. Conception de jeux vidéos, « storytelling », bande dessinée ou encore jeu de cartes virtuel, les créations des étudiants, particulièrement bien réalisées, ont démontré la motivation et la valeur de cette première promo.

Les 22 « padawans » de la première promo de Poly 3D ont présenté vendredi matin le fruit de leur travail devant leurs proches, le ministre de l’Economie numérique, Teva Rohfritsch, les partenaires de l’école, la Direction générale des enseignements secondaires et Air Tahiti Nui. Depuis le 14 septembre dernier, ces « padawans » ont expérimenté une nouvelle façon d’apprendre : la pédagogie par le défi. Autrement dit, la théorie et la pratique ne sont pas séparés. Les élèves apprennent en réalisant des projets concrets sur un temps limité. Ainsi, les cinq premiers jours ont été consacrés à la réalisation d’un jeu de cartes virtuel sur les mythes et légendes polynésiennes. Les élèves ont ensuite du produire deux planches de bande dessinée chacun. Les choses sérieuses ont commencés avec la réalisation d’un premier jeu plateforme en 2D. Les « padawans » ont ensuite eu trois mois pour travailler sur des projets de « storytelling » pour des entreprises polynésiennes : ATN, OPT, TNTV et la CCISM. Ce sont ensuite enchainés quatre « emotions ads », un « level design » pour modéliser en 3D un quartier de Papeete, la programmation d’un jeu vidéo et une animation 3D. Les 22 padawans n’ont pas ménagés leurs efforts pour en apprendre le plus possible directement sur le terrain. Et la formule fonctionne. Après neuf mois à un rythme d’enfer, Martin Ahiefitu ne regrette pas d’avoir quitté ses études de physique-chimie à Toulouse.

Le point d’orgue de leur formation reste les « serious games ». Deux projets à réaliser pour Air Tahiti Nui et la Direction générale des enseignements secondaires (DGEE) sous forme d’applications informatiques permettant de transmettre une information de façon ludique. Pour la DGEE, l’objectif était de redonner goût à l’éducation à travers quatre mini jeux à « Manoaland ». L’île tout droit sorti de l’imagination des « padawans » propose un jeu de question, une course au fruit façon Donkey Kong à Tahiti, le Toere Hero ou comment adapter le célèbre Guitare Hero aux styles polynésiens et enfin Le caillou de Manoa. Pour la compagnie au tiare, les padawans ont créé quatre jeux pour détendre les passagers un peu stressés. Ils prendront place dans les aéroports de Paris,  au transit de Los Angeles ou encore à l’intérieur même de l’avion. Il reste encore deux ans aux padawans pour accumuler le maximum de compétences après quoi ils intégreront un incubateur d’entreprise créé par la CCISM. Martin sait déjà ce qu’il veut faire mais surtout avec qui.

Vingt nouveaux padawans ont été appelés à rejoindre la Force pour la rentrée de septembre 2016.

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