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La presse compare Fillon à Cahuzac et évoque un « plan B »

Paris (AFP) – Après les nouvelles révélations du Canard Enchaîné mardi sur les salaires versés à l’épouse et aux enfants de François Fillon, la presse mercredi compare Fillon à Cahuzac et évoque un possible « plan B » pour Les Républicains.

Dans Libération, Laurent Joffrin évoque « la défense calamiteuse » du vainqueur de la primaire de droite qui « se retourne brutalement contre lui ». A La Villette dimanche, François Fillon a lui-même dit avoir employé ses enfants « avocats » pour leurs compétences, alors qu’ils n’étaient qu’étudiants.

« Pour l’opinion, la cause est entendue : le candidat irréprochable a menti en direct. Il n’y a qu’un précédent récent : la déclaration de Jérôme Cahuzac à l’Assemblée », relève l’éditorialiste du quotidien de gauche.

« Sa chute paraît désormais inévitable. À droite, l’hallali va bientôt commencer », prédit Jean-Michel Servant du Midi Libre en soulignant lui aussi que « comme Jérôme Cahuzac devant la représentation nationale, il persiste, +les yeux dans les yeux+, à défendre l’indéfendable ».

« De la gauche de Cahuzac aux assistants parlementaires du FN à Bruxelles, tous sont liés par ce même pacte », dénonce Michel Klekowicki, qui réclame dans Le Républicain Lorrain la « tolérance zéro pour les petits arrangements politiques ».

– ‘Ambiance Titanic’ –

Dans La Dépêche du Midi, Jean-Claude Souléry décrit le « vent de panique » soufflant dans l’entourage du candidat. Pour lui « le vent est devenu tempête. Ambiance Titanic. » 

« Parlementaires, élus, anciens et futurs ministres ne pensent pas uniquement au sort du candidat Fillon, mais à leur propre avenir et à celui de la droite », analyse de son côté Guillaume Tabard du Figaro. Fin connaisseur de la famille politique de l’ancien Premier ministre, l’éditorialiste dévoile leur « devise »: « Y penser déjà mais ne pas en parler encore. Penser déjà à la suite si, par malheur… Mais ne surtout pas en parler publiquement pour ne pas être accusé de porter l’estocade ».

« Ce n’est plus le bruit d’une casserole mais celui d’une batterie de cuisine », déplore Jean-Louis Hervois dans La Charente Libre, qui pense que si « François Fillon n’a plus de crédit, il appartient à son parti de lui trouver rapidement un remplaçant. Les volontaires ne manqueront pas ».

Dans Ouest-France, Michel Urvoy fait la même analyse: « Officiellement, les Républicains font bloc derrière François Fillon. Officieusement, ils s’inquiètent, imaginent des recours et des procédures, regardent le calendrier ».

« La question d’un plan B visant à désigner un autre candidat à l’élection présidentielle que François Fillon se pose désormais », conclut Laurent Bodin de L’Alsace.

François Fillon à la sortie de l'EBG (Electronic Business Group) où il a participé à un débat le 31 janvier 2017 à Paris . © AFP

© AFP THOMAS SAMSON
François Fillon à la sortie de l’EBG (Electronic Business Group) où il a participé à un débat le 31 janvier 2017 à Paris

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