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La réunification du taekwondo tahitien a échoué

À six mois des Jeux du Pacifique, les conflits qui divisent le taekwondo polynésien ne sont toujours pas réglés, alors que l’échéance fixée par le Pays a expiré jeudi. L’envoi d’une délégation tahitienne de taekwondo aux Samoa en juillet est toujours suspendue à ces problèmes…

La commission créée le 25 juin pour pallier l’absence de délégation de service public (DSP) dans la discipline du taekwondo est arrivée ce jeudi 3 janvier au terme de sa durée de vie légale de six mois. Mais sans que les trois fédérations aient réussi à se mettre d’accord, ni que la DSP ait été attribuée, comme l’avait souhaité la ministre des Sports début août.

Seules deux des trois fédérations ont fusionné le 3 novembre pour créer la « Fédération taekwondo et disciplines associés » (FTDA). Il s’agit de la fédération de Myrthana Tiaoao (ex-ligue, puis FTDAPF) qui a fusionné avec la fédération de Ramon Gatien (ex-Fédération de Tahiti Nui). Aujourd’hui, Myrthana Tiaoao est la présidente de la nouvelle FTDA, et Ramon Gatien est secrétaire adjoint dans son bureau.

La situation est ironique : Myrthana Tiaoao avait été la première, en 2012, à faire sécession à la suite d’un désaccord avec Ramon Gatien, le président historique du taekwondo polynésien, ensuite écarté en 2017 de la FTTDA.

Quant à la fédération historique, la FTTDA, aujourd’hui présidée par Tamu Tufariua, et qui a perdu la DSP en mai 2018, elle n’a pas rejoint le mouvement de fusion. « Je ne sais pas pourquoi le Pays nous a retirés la DSP. Ils se sont embourbés dans un truc interminable. Là ils font encore les choses au dernier moment. Rien n’est prévu pour les Jeux du Pacifique. Je suis comme tout le monde, j’attends », nous dit au téléphone Tamu Tufariua.

De son côté, Myrthana Tiaoao explique qu’elle a prévu d’officialiser les statuts de la FTDA, les commissions fédérales et le nombre de licenciés –elle en revendique 785– avant lundi 7 janvier, date limite fixée par la Direction de la jeunesse et des sports pour le dépôt d’une nouvelle demande de délégation de service public.

C’est tendu pour les Jeux

Pour le moment, ni la FTTDA de Tamu Tufariua, ni la FTDA de Myrthana Tiaoao, ne possèdent la délégation de service public. Ces deux fédérations ne sont donc pas autorisées par la loi polynésienne à représenter Tahiti aux Jeux du Pacifique, qui ont lieu dans six mois à Apia, aux Samoa.

Une hypothèse est évoquée : une nouvelle commission ad hoc pourrait être mise en place pour la mise en place d’une sélection tahitienne dans les prochaines semaines. Elle réunirait des représentants des deux fédérations restant en conflit.

Mais le président du COPF, Louis Provost, voit arriver un autre problème : « Pour participer aux Jeux du Pacifique, il faut être reconnu par la fédération internationale de taekwondo, la WTF. Pour l’instant, c’est Tamu qui est reconnu, mais il n’a plus l’agrément du Pays. Donc on va se retrouver dans la même situation que pour la boxe : ça va être à nous, le COPF, d’organiser les sélections. »

Le directeur de la jeunesse et des sports, Anthony Pheu, assure ce jeudi matin qu’aucune décision n’a encore été prise. « La commission d’évaluation, composée du Pays, du COPF et de l’État, attend encore des éléments des deux fédérations pour rendre son avis final. Tout est fait pour ne pas impacter les sportifs. Les tensions au sein même du taekwondo peuvent trouver des issues même au cas par cas, mais cela ne dépend que de la bonne volonté des dirigeants des fédérations. Le Pays a déjà très largement accompagné cette discipline mais ne peut faire à sa place », nous écrit Anthony Pheu.

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2 Commentaires

  1. Stéphan Pilon
    4 janvier 2019 à 4h14 — Répondre

    « … il faut être reconnu par la fédération internationale de taekwondo, la WTF »! et l’ITF est la fédération mondiale, je suppose!
    S’il vous plait, faites de meilleurs efforts pour aider la population à démêler ces situations.

  2. 4 janvier 2019 à 6h41 — Répondre

    Des pea pea sans cesse dans le sport en Polynésie, chacun veut tirer la couverture à soi, des présidents qui se tirent dans les « pattes », qui n’ont d’autre but que de se mettre en évidence au détriment des sportifs qui en pâtissent. Des fédérations qui naissent et meurent à tout bout de champ, reconnues, non reconnues, même au niveau du COPF c’est un peu la foire. C’est fiu !

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