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La réunion entre plateformes VTC et chauffeurs débute au ministère

Paris (AFP) – Une réunion cruciale entre les plateformes de VTC (véhicules de transport avec chauffeur) et les syndicats de chauffeurs a débuté lundi vers 10H15 au secrétariat d’Etat aux Transports, a-t-on appris auprès du ministère, après des violences pendant le week-end et une plainte d’Uber pour des menaces.

Après vingt-quatre heures de blocages et d’opérations coup de poing, les représentants de VTC ont prévenu qu’ils pourraient relancer leur mouvement s’ils n’obtenaient pas satisfaction lors de cette rencontre, organisée sous l’égide d’Alain Vidalies.

Sayah Baaroun (Unsa-VTC) a indiqué à l’AFP attendre de cette réunion une « augmentation immédiate des tarifs », ainsi qu’un « calendrier de réunions sous la tutelle du ministère pour la rentabilité, les commissions discipline et différents aspects techniques du métier ».

Autour de la table, côté plateforme, avait répondu présent Uber, à qui les chauffeurs reprochent notamment des tarifs trop bas.

D’autres plateformes – Allocab, Chauffeur-privé, Marcel et Snapcar – réunies au sein de la Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR) n’ont pas souhaité participer, estimant ne pas être concernées par ces négociations.

« Nous remercions le ministère de nous avoir conviés mais nous ne voulons pas interférer dans les discussions qui opposent Uber et les chauffeurs, ce qui risquerait de les compliquer. A ce stade, notre présence ne nous semble pas appropriée », a indiqué Yves Weisselberger, président de la FFTPR dans un communiqué.

En face, côté syndicats de chauffeurs, étaient présents Capa-VTC, UNSA-VTC et Actif-VTC et l’association de chauffeurs de VTC indépendants AMT (Alternative mobilité transport).

Capa-VTC et UNSA-VTC ainsi qu’Actif-VTC avaient lancé depuis jeudi une mobilisation contre les plateformes de réservation, notamment Uber, pour dénoncer une politique tarifaire jugée défavorable et décidée sans concertation.

C’est également lundi que l’Assemblée nationale examinera en seconde lecture le projet de loi du député PS Laurent Grandguillaume, qui vise à « pacifier » les relations dans le transport public de la personne, notamment entre taxis et VTC, lutter contre l’emprise des plateformes sur les chauffeurs et durcir l’accès à cette dernière profession.

Le texte, adopté en première lecture au Sénat le 3 novembre, reviendra devant la Chambre haute en janvier pour un vote définitif.

Des VTC grévistes jettent de la farine sur une voiture d'un chauffeur non-gréviste, le 16 décembre 2016 sur l'autoroute reliant Paris à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.. © AFP

© AFP/Archives GEOFFROY VAN DER HASSELT
Des VTC grévistes jettent de la farine sur une voiture d’un chauffeur non-gréviste, le 16 décembre 2016 sur l’autoroute reliant Paris à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

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