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La Saga : une 28e édition cantonnée à Tahiti

Doudou de Saint-Cyr prépare la prochaine édition de la Saga, qui cette année reste à Tahiti et a du faire une croix sur l’accueil dans des familles de volontaires. Et les coupes budgétaires du Pays fragilisent le financement de la Saga 2020. Son directeur appelle aux dons.

C’est la mort dans l’âme que Doudou de Saint-Cyr a été obligé, crise sanitaire oblige, de « supprimer le concept des familles d’accueil ». Toujours accueillis par groupe d’une cinquantaine sur une semaine, les enfants rentreront donc chez eux le soir. Il le regrette, parce que ce travail avec les familles, avant, pendant et après la Saga, fait vraiment partie de l’ADN de l’événement. « Elles apportent de la tendresse, de l’écoute, de la présence que les enfants, qui sont pour beaucoup en carence affective et en carence éducative, n’ont pas forcément chez eux. »  C’est d’autant plus dommage que les familles d’accueil de la Saga, souligne Doudou, font normalement l’objet d’une évaluation par les services sociaux qui leur permet ensuite de devenir familles d’accueil agréées pour d’autres enfants. Autre particularité de cette 28e édition, « c’est qu’on aura aucun enfant des îles, ce qui était prévu au départ parce que ces enfants en ont besoin, c’est l’occasion unique de découvrir autre chose. »

Papeari et Arue pour accueillir près de 400 enfants

Mais pas question de laisser tomber, dit Doudou de Saint-Cyr. Concrètement, cette année la Saga va se dérouler sur deux spots. D’abord le motu Ovini à Papeari, qui accueillera principalement des enfants de Teva i Uta. 250 enfants sont attendus au total, sur les 5 semaines que va durer la Saga. Et aussi le Yacht Club de Arue, où deux semaines seront dédiées à la Saga pour 120 enfants au total, issus des quartiers prioritaires de Mahina à Papeete et identifiés par les mairies dans le cadre du Contrat de ville.

Au programme, quatre types de voiliers selon les classes d’âge, du paddle et du kayak. Une fois sortis de l’eau, les enfants auront également des ateliers avec la Brigade de prévention de la délinquance juvénile pour des sensibilisations sur les drogues ou l’usage d’Internet, un atelier de construction de mini pirogues à voile, et un atelier de bouturage dans le prolongement de l’action des écoles de la commune de Teva i Uta. Sans compter le désormais classique atelier sur le tri sélectif et la protection du lagon.

Financièrement, l’absence des enfants des îles signifie qu’aucune subvention de la DFSE n’est prévue cette année. « On a sollicité aussi le ministère de la Culture, mais enfin c’est pareil, ils ont tous été ponctionnés de plus de 40%, on l’accepte, c’est comme ça. Et puis il reste les parrains, il y a quelques parrains qui ont répondu, mais on est tellement loin du compte… si les gens veulent nous aider, il est possible de nous faire des dons en passant par notre site , en nous contactant sur [email protected] ou en téléphonant au 40 42 23 54.» Pour lever des fonds, une opération de vente de t-shirts se tient les 12, 13 et 14 juin dans les magasins Carrefour.

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