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La Santé remet à plat sa lutte contre l’obésité

 

obese

En Polynésie, un programme de prévention et de lutte contre l’obésité a été mis en place en 1999. Dix-sept ans après le constat d’échec est inévitable. Si le taux d’obésité n’a pas augmenté il est resté stable mais les chiffres restent très inquiétants. 40% des adultes sont obèses au fenua. Le ministère de la Santé et la direction de la Santé ont décidé de tout remettre à plat et de mener un nouveau programme basé sur une approche multisectorielle du problème.

En 1995 une première étude fixait à 40 % le taux d’adultes obèses en Polynésie. Dix-sept ans plus tard, en 2016, le taux d’adultes obèses en Polynésie est toujours de 40 %. Le programme de prévention et de lutte contre l’obésité n’avait jamais changé depuis son instauration et le constat est sans appel : un échec. Selon la responsable du département des programmes de prévention à la direction de la Santé, Yolande Mou, toutes les politiques de prévention mondiale ont été un échec. Pour la Polynésie française, Yolande Mou, explique que la stabilité des chiffres est tout de même un bon point. Pourtant « les chiffres restent des chiffres important dans une population telle que la population polynésienne» précise-t-elle. Les causes de l’obésité résident dans le fait que l’environnement de la population n’a pas changé : malbouffe, légumes et produits de qualité peu accessibles, industrie agroalimentaire toute puissante…Yolande Mou explique que la direction de la Santé, seule, n’a pas les moyens de modifier cet environnement de la population. C’est une action conjointe de tous les services du Pays qui est nécessaire.

 OBESITE 01

En février dernier, le Pays a fait de l’obésité et du surpoids une priorité sanitaire. Entre août 2015 et janvier 2016, une évaluation du programme de lutte a été réalisée par un intervenant extérieur. Le programme a été remis à plat et une nouvelle liste de préconisations et d’actions a été réalisée. Il est question d’orienter la population vers « une cuisine plaisir, une cuisine santé » avec le réapprentissage des goûts et des plats préparés soit même. Des projets sont en cour avec la direction de Jeunesse pour la mise en place d’autres lieux d’accueil sportif comme le parcours santé du parc Paofai. Il est aussi question de suivre des enfants en voie de surpoids dès 10 ans avec leur famille pour prévenir de l’obésité. Ce nouveau programme souhaite surtout exploiter l’élément manquant de l’ancien en utilisant une approche multisectorielle. Des travaux vont être mis en place avec les entreprises agro-alimentaires pour une production plus saine.

 OBESITE 02

L’obésité entraine des maladies chroniques telles que le diabète ou les maladies cardiovasculaires. 33 000 personnes sont enregistrées en longue maladie à la CPS. Cela représente 50 % des dépenses de santé soit environs 25 milliards Fcfp. Selon Yolande Mou, le diabète coûte plus de 3 milliards Fcfp par an à la CPS. La technicienne de la direction de la Santé compte sur ces chiffres pour motiver les entreprises à jouer le jeu.

 OBESITE 03
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4 Commentaires

  1. Iritahua
    14 juin 2016 à 7h50 — Répondre

    Que peuvent-ils faire ces obèses. le matin café pain beurre, rebelotte à midi et le soir. Avec un salaire de misère et les bouffes dans les grands surface augmentent à une vitesse affolantes.

  2. lolita
    14 juin 2016 à 7h59 — Répondre

    encore des lieux communs!

    il faut attendre 20 ans, pour que ces techniciens et politiciens comprennent ENFIN!, qu’il faut une action multi sectorielle et coordonnée!!!!

    Non, effarant! c’est la population qui va faire coordonner les services ????

    ou va t-on?

    faites votre job, vite et bien, un point c’est tout.

    mais HOWELVERYWell a l’air tellement blazé,même lui n’y croit plus,…

  3. Lydie
    14 juin 2016 à 8h27 — Répondre

    Pourquoi ne fait-on toujours pas baisser le taux de sucre dans les boissons produites localement?
    Pourquoi tolérer que des distributeurs de boissons sucrées poussent comme des champignons tout autour de l’île et en bordure de route?
    Et pourquoi nos fruits et légumes locaux sont toujours trop chers pour grand nombre de personnes?Etc…etc…

  4. simone grand
    14 juin 2016 à 13h34 — Répondre

    Ah quand la réfection et la sécurisation des trottoirs que j’appelle tors-toi et ma mootua nomme trous-toir

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