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La zone police étendue de Arue à Faa’a ?

 

© Vaite Urarii-Pambrun

Deux ans après le rapport de l’ancien président de la commission des lois à l’Assemblée Nationale, et ex-Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, qui préconisait l’extension de la zone police à l’ensemble de Tahiti, le sujet revient sur le tapis avec la délégation du syndicat Unité SGP Police-FO. Une délégation qui rencontre les tavana du grand Papeete notamment pour connaître leur avis sur la question. Le tavana de Arue ne s’y oppose pas. A Faa’a, on rappelle que la demande d’installation d’un commissariat de police avait déjà été évoquée.

Le secrétaire général du syndicat Unité SGP Police-FO, Daniel Chomette, est actuellement en visite au fenua. L’occasion de rencontrer les différentes institutions du Pays, mais aussi les tavana du « grand Papeete », et notamment de Arue, Pirae, Faa’a, Punaauia et de la capitale. Parmi les points abordés, celui de l’extension de la zone police. Une extension proposée par l’ancien président de la commission des Lois à l’assemblée et Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas. Après sa mission en 2015 au fenua, il avait proposé d’étendre la « zone police » actuellement réservée à Papeete et Pirae, à l’ensemble de Tahiti. Une extension qui, selon lui : « serait de nature à offrir de réelles possibilités de mobilité pour les 185 effectifs de la direction de la sécurité publique (…) qui sont pour l’essentiel des policiers originaires de Polynésie ».

Daniel Chomette estime lui aussi qu’« il y a un intérêt à ce qu’il y ait une extension de la zone police en direction de Arue et de Faa’a, dans un premier temps, un peu plus loin après ». Le secrétaire général du syndicat Unité SGP Police-FO enjoint même le Haut-commissaire à se positionner « plus nettement sur cette question ».

Le premier adjoint au maire de Faa’a, Robert Maker, précise que la commune entretient de bonne relations avec la gendarmerie. Mais il rappelle qu’il y a quelques années, la commune avait demandé l’installation d’un commissariat de police à Faa’a, vue l’explosion démographique. La commune de Faa’a est en effet passée de 3 000 habitants en 1960 à 33 000 aujourd’hui.

Le maire de Arue, Philip Schyle, affirme qu’il ne s’oppose pas à ce que la police nationale s’installe dans sa commune : « si les arguments, si l’organisation se révèlent être efficaces, être bons et efficaces ». Mais le tavana considère que cette décision doit être partagée par tous avec l’appui du ministère de l’Intérieur.

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