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L’Accord de l’Élysée approuvé par le CESC

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Le CESC salue la signature de l’Accord de l’Élysée entre le président du Pays, Édouard Fritch, et le président de la République, François Hollande. L’avancée majeure de ce document est la reconnaissance du fait nucléaire, estiment les membres du CESC qui se montrent confiants : même si l’identité du futur chef d’État est inconnue, cet accord est un « socle sur lequel se poursuivront des discussions entre l’État et la Polynésie française ».

Appelé à se prononcer sur « l’Accord de l’Élysée pour le développement de la Polynésie française au sein de la République » (ce que l’on appelait il y a encore quelques semaines les « Accord de Papeete », NDLR), le CESC n’a pas rendu d’avis favorable ou défavorable. Les membres du Conseil économique, social et culturel ont préféré s’en tenir au commentaire de texte. Le résultat est presque aussi long que l’accord : quatorze pages de bons et mauvais points, assortis de recommandations. L’avis est globalement positif et la lecture des quatorze pages aura plu au président du Pays, Édouard Fritch, qui était présent ce matin, au CESC, de même que le président de l’assemblée, Marcel Tuihani, et quelques autres invités de marque de la société civile. Cet accord a été signé avec un président de la République sur le départ, mais « quel que soit le président, nous avons désormais les moyens de discuter », affirme Édouard Fritch. Ce point n’inquiète pas non plus Tepuanui Snow, représentant des parents d’élèves et rapporteur du projet d’avis.

La « pierre angulaire » de cet accord, aux yeux du CESC, c’est la reconnaissance du fait nucléaire. Une reconnaissance « tardive », qui « représente une avancée historique ». Frère Maxime, président du bureau exécutif de l’Association 193 et invité du CESC s’en félicite.

Le CESC ajoute tout de même espérer que cette reconnaissance du fait nucléaire se traduise « par une véritable politique de réparation ». L’historien Jean-Marc Regnault, également invité, se montre optimiste : cet accord marque un tournant, « on ne pourra pas revenir en arrière », assure-t-il. Et il voit plus loin, évoquant le statut de la Polynésie française.

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1 Commentaire

  1. Iritahua
    27 avril 2017 à 7h22 — Répondre

    Un autre Président arrive, cet accord flottera dans notre lagon de Papeete.

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