EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

L’addiction aux jeux vidéos – Edito 27/08/2018

Vous en avez entendu parler dans les journaux d’Europe 1 sur notre antenne, hier plusieurs personnes ont été tuées dans une fusillade dans un centre commercial de Floride où se déroulait un tournoi de jeux vidéos. Un joueur ayant prématurément perdu sa partie a sorti une arme et a fait feu sur les autres participants avant de la retourner contre lui et mettre fin à ses jours. Le tout retransmis en direct sur la plate-forme de streaming vidéo Twitch. Surtout ne pas tirer de conclusions hâtives en ayant le réflexe d’accuser les jeux vidéos d’être à l’origine de ce genre de comportement en raison de la violence qu’ils contiennent parfois. En l’occurrence, le jeu autour duquel était organisé le tournoi s’appelait Madden 19’ et n’était ni plus ni moins qu’un titre de football américain. Il s’agissait donc d’une compétition de E-sport, du sport électronique.

Ce n’est ainsi sans doute pas de là que vient le problème, mais éventuellement du fait que dans un monde où l’on veut être riche et célèbre à tout prix et avec le moins d’effort possible, les plus fragiles psychologiquement peuvent craquer encore plus facilement si le sol se dérobe sur la voie d’accomplir son rêve. Et surtout, s’il est à ce point aisé pour eux de pouvoir acquérir une arme de poing.

On le sait les addictions peuvent engendrer des comportements agressifs, excessifs, dangereux. Et figurez-vous que depuis le mois de juin dernier l’addiction aux jeux-vidéos est désormais reconnue comme une maladie par l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé. Si sur les plus de 2,5 milliards de personnes dans le monde qui pratiquent seule une minorité en est atteinte, elle n’en est pas pour autant à prendre à la légère. Lorsqu’un ado s’enferme dans son monde virtuel c’est souvent car le mal être qu’il nourrit dans le monde réel est trop pesant. La bienveillance d’un entourage familial qui prend le temps de dialoguer et encadre la pratique du loisir numérique s’avère primordiale.

Bien entendu que n’importe quel gamin qui passe des heures sur sa console n’est pas automatiquement un tueur de masse en puissance, mais c’est en tout cas quelqu’un à qui il manque quelque chose et il ne faut pas laisser faire. Les PS4 et autres Xbox ont trop tendance à être considérées comme des nounous de substitution, voire même l’incarnation d’une démission parentale caractérisée. S’il est reconnu que les jeux vidéos ont de véritables vertus en ce qui concerne le développement des capacités cognitives et visuelles, en abuser a donc de sérieux revers.

Comme pour tout ce qui est susceptible de créer une addiction, guider les plus jeunes pour en faire une utilisation mesurée et responsable c’est se prémunir d’engendrer des générations entières à faire dans leur vie réelle trop prématurément un GAME OVER.

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