EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

L’appétit erratique de nos acteurs politiques locaux – Edito 13/11/2015

Il y a depuis des années dans ce Fenua des habitudes qui ont été prises par les acteurs de notre classe politique locale et qui ont tendance à faire dresser les poils tant on frise de manière éhontée le grotesque. Peu de temps ne passe à chaque fois avant qu’un énième rebondissement ne reflète la nature intrinsèque du fonctionnement de cette sphère de pouvoir qui avance (ou pas) en dépit du bon sens.

Dans un contexte sociétal embourbé, la Polynésie, surtout pour sa jeunesse, a besoin que des fondamentaux moraux soient bien installés et inébranlables au moins un bon moment pour que la confiance revienne. Pour qu’une quiétude d’esprit a minima nous donne les moyens de croire que nous sommes sur la voie de la raison, celle de la reconstruction. Au lieu de cela, ceux qui devraient incarner aux yeux des populations les plus humbles, les guides politiques de notre société, les Metua qui nous représentent pour nous préparer un avenir meilleur, jouent littéralement à « Qui sera le plus ridicule ? ».

2015 est encore un millésime remarquable… Le mensonge ouvert, affiché, assumé, a été officiellement élevé au rang de vertu par des girouettes pour qui la carotte n’est pas le moins du monde l’intérêt général mais leur propre intérêt personnel. Peu de motifs ou de faits ne seraient susceptibles le laisser la place au doute.

Lorsque des élus ont un comportement erratique, qu’ils semblent perdus dans les méandres du jeu des influences ; que d’un jour à l’autre ils ne sont pas en mesure d’assumer la portée de leurs errements ; ils feraient mieux de retrouver de la lucidité en démissionnant non pas d’un parti ou d’un autre, mais de leur propre mandat électif.

Il est en effet des comportements caractéristiques d’un très grand manque de discernement, totalement indigne d’un élu au sein de la République française.

Un pas en avant, deux pas en arrière et danser une vilaine valse est révélateur d’un manque de maturité politique qui n’est absolument pas compatible avec une demande permanente de toujours plus d’ autonomie et de compétences. Ce triste spectacle fait de nous la risée de la vie politique des collectivités ultramarines mais pourtant nous semblons encore pouvoir nous en contenter. Pour combien de temps encore ?

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1 Commentaire

  1. Tiare
    17 novembre 2015 à 7h54 — Répondre

    Je serais aise d’en connaître les détails ne serait ce que pour informer avec force ce qui se passe, car ces mots viennent forcément d’histoires précises.
    C’est vrai qu’il est délicat d’en parler si nous n’avons pas les dossiers sous les yeux.
    Il n’y a que les victimes au courant de leur déboires face à ces décideurs qui savent de quoi vous parlez. Il faudra bientôt que l’on découvre la véracité des ces critiques afin que notre société se soulage d’un fardeau ou le cri sourd de l’injustice tord les tripes de nos petits acteurs économiques essoufflés.
    Merci

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L’appétit erratique de nos acteurs politiques locaux – Edito 13/11/2015