ACTUS LOCALESECONOMIETOURISMETRANSPORTS

L’Aranui cherche sa stratégie face au covid-19

©CP/radio1

Comment organiser les équipages pour maintenir l’activité croisière de l’Aranui, c’est la problématique qui n’a pas encore trouvé de solution. Les explications de l’armateur, Philippe Wong, qui doit aussi retarder de deux ans la mise en service de son prochain navire de croisière.

Philippe Wong, l’armateur de l’Aranui, a déjà vu deux de ses voyages annulés, au grand dam des croisiéristes. La semaine dernière, quatre des cinq officiers du navire ont été testés positifs au coronavirus. Parti pendant le weekend avant d’avoir pu recevoir le résultat des tests, le navire a dû faire demi-tour.

L’armateur étudie donc la possibilité, une fois les membres d’équipage testés négatifs, de les faire travailler sur plusieurs voyages consécutifs, sans revenir à terre où ils risquent la contamination.

Autre solution envisagée, faire deux équipages : « Ce n’est pas 100% possible, mais disons qu’on peut travailler volontairement en mode ‘dégradé’, et on ferait deux équipages, maritimes et hôteliers. Ces équipages-là se relaieraient à chaque voyage, mais le risque est que ceux qui restent à Papeete tombent malades. C’est peut-être un moyen, sur le long terme, d’avoir un effectif qui aurait acquis une certaine immunité face à la maladie,» explique Philippe Wong.

Une rencontre avec les représentants du personnel doit pouvoir dégager la meilleure solution. « Dans l’esprit, c’est à peu près clair, mais dans la pratique c’est difficile puisqu’il y a quand même des gens qui ont des maladies de longue durée, » dit l’armateur.

Le prochain départ avec des passagers et prévu le 15 octobre.

Des programmes de croisière modifiés

Les deux voyages vers Pitcairn prévus en 2021 sont d’ores et déjà annulés, « parce que les frontières sont fermées jusqu’au 31 mars (Pitcairn est sous autorité néo-zélandaises, ndlr) et nos voyages étaient programmés avant. » En revanche, le voyage aux Îles Cook en septembre 2021 est pour l’instant maintenu. « Le voyage Îles Sous-le-Vent-Tuamotu en mai est annulé, et on l’a transformé en un spécial Australes. Je crois que les Australes gagnent à être connues et on pense qu’on aura une bonne réaction de la clientèle. »

Deux ans de retard pour le nouveau navire « Aramana »

Le prochain navire de la compagnie, dont la construction avait été lancée en septembre dernier pour un coût de 7 milliards de Fcfp, et la mise en service annoncée pour 2022 ou 2023, va aussi souffrir de l’effet covid.

Article précedent

Campagne Vik’Ura pour le lori de Rimatara : 4,3 millions de Fcfp récoltés

Article suivant

Les armateurs polynésiens tentent de rester à flot

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire

PARTAGER

L’Aranui cherche sa stratégie face au covid-19