
Kanaky, Andréas Dettloff, Gaya et Jean Luc Bousquet… Du 10 au 27 mars, la bibliothèque universitaire du campus d’Outumaoro expose les œuvres de quatre artistes contemporains polynésiens, qui « pensent dans la couleur et les formes ». L’inauguration officielle de l’exposition se déroulera ce samedi à 10 heures, en même temps qu’une conférence de Riccardo Pineri qui mêlera à l’analyse des toiles de Paul Gauguin et Adriaan Herman Gouwe. Une table ronde avec les artistes est aussi prévue le samedi 21 mars à 10 heures, toujours à la « BU ».
Tout juste agrandie, la BU de l’UPF refait entrer l’art dans ses allées. La bibliothèque de l’université organise du 10 au 27 mars une exposition d’œuvres d’artistes contemporains polynésiens baptisée « La peinture – Penser dans la couleur et les formes ». Cette exposition est présentée en collaboration avec l’association Tāparau, qui a pour objectifs de mettre en avant des auteurs, illustrateurs et compositeurs de Polynésie. L’inauguration officielle de l’exposition aura lieu ce samedi à 10 heures.
Une conférence d’introduction, menée par Riccardo Pineri à l’occasion de cette inauguration, permettra de « mettre en lumière les enjeux de la couleur et des formes dans la peinture contemporaine, depuis Vermeer peintre de la lumière, qui filtre ses effets à travers la fenêtre toujours présente dans les tableaux d’intérieur, à Nicolas de Stael peintre de la couleur qui assujettit la lumière à l’éclat et au mystère de la couleur », explique l’université dans un communiqué. « Les seins rouges et Nature morte aux oiseaux exotiques » de Paul Gauguin et « Lumière des îles et Les porteurs de fei » de Adriaan Herman Gouwe – deux artistes majeurs de la recherche picturale en Polynésie – feront l’objet d’une analyse approfondie.
Quatre artistes présents
« Pour illustrer ce rapport entre mémoire et innovation des formes », quatre artistes majeurs seront présents . Kanaky, « dont l’œuvre est nourrie par la culture océanienne et la réalité urbaine contemporaine, avec la sérigraphie et les techniques mixtes qui revisitent figures et thèmes du monde océanien, mais aussi rendant hommage à l’iconographie occidentale », détaille l’université. Andréas Dettloff, qui invite « à une lecture sensorielle de l’image et met en évidence les tensions entre équilibre et mouvement ».
Mais également Gaya, un artiste « qui pratique des formes qui mêlent peinture et sculpture et installations multiples ». Enfin, Jean Luc Bousquet, un peintre de Moorea qui « ne cesse d’interroger la relation entre réalité et relation sensible au monde. Sa peinture porte « sur le récit du fait pictural », rendue par une matière dense et riche en nuances de la couleur.
