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L’Association 193 se remet en marche

© Radio 1

A l’approche de la commémoration du premier essai nucléaire du 2 juillet 1966, l’Association 193 organise deux marches vendredi et samedi à la Presqu’île. L’occasion également de faire un premier bilan de sa cellule d’accompagnement des victimes (Carven) et de pointer des « freins locaux » constatés par l’association pour l’avancement des dossiers d’indemnisation.

Moins médiatique depuis le lancement de sa cellule d’accompagnement et de réparation des victimes liées aux essais nucléaires (Carven) en début d’année, l’Association 193 a organisé une conférence de presse mardi matin au CESC pour annoncer l’organisation de réunions d’informations et de deux « marches pacifiques » à la Presqu’île à l’occasion des commémorations du 2 juillet. Une première marche organisée vendredi entre Tautira et Taravao et une seconde samedi entre Taravao et Teahupoo. L’association 193 s’associera ensuite dimanche à la commémoration organisée par Moruroa e tatou en hommage à John Doom et Bruno Barrillot. Ces deux marches seront l’occasion de ne pas se « laisser-aller » dans le combat pour la reconnaissance des victimes du nucléaire, affirme le vice-président de l’association, le Père Auguste Uebe-Carlson.

Mardi matin, l’Association 193 a également profité de cette conférence de presse pour tirer le bilan des six premiers mois de fonctionnement de la Carven, Te pu papa ti’a ora en reo tahiti, qui a accompagné 130 dossiers, dont 21 ont été expédiés au Comité d’indemnisation des victimes du nucléaire (Civen). Mais l’association a surtout indiqué avoir découvert des « freins locaux » à la constitution des dossiers. Le coût d’un acte de notoriété, la délivrance du relevé de carrière ou encore du dossier médical, mais surtout la « peur d’être embêtée », indique le père Auguste.

Dernier point abordé par l’association, les relations avec le gouvernement. L’association qui regrette de ne pas avoir pu rencontrer officiellement la nouvelle déléguée au Coscen, Yolande Vernaudon, et qui affirme ne plus avoir eu de nouvelles d’Edouard Fritch depuis qu’il a accepté une réflexion sur le principe du referendum demandé par 193.

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1 Commentaire

  1. tam
    28 juin 2017 à 14h04 — Répondre

    Faaitoito ia outuo père Auguste,frère Maxime….Nous aussi les témoins des essais nucléaires Français de Moruroa et Fangatuafa seront là pour cette marche. A quand le musée à la « Mémoire » des essais nucléaires Français en Polynésie!!!!!!!!. Hé Mr le président Édouard Fritch où tu est… il y a plus des quelqu’un!!

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