
A l’époque la mission avait été avortée en raison d’une avarie justement causée par des déchets flottants. Celle-ci s’est finalement déroulée au mois de mai dernier.
Patrick Deixonne a bien voulu répondre à nos questions, il nous explique ce qu’ils ont trouvé sur place.
En plus de la médiatisation du phénomène, la mission comportait également un volet scientifique. Les explorateurs ont procédé à des prélèvements qui vont être analysés dans différents laboratoires. Ces derniers vont permettre de mesurer la pollution dans la chaîne alimentaire.
Et justement, en métropole, l’Agence de Sécurité Alimentaire délivre une série de conseils pour se protéger de la pollution des mers.
Deux portions de poisson par semaine, pas plus. C’est la fréquence de consommation que recommande l’agence parmi une série de conseils publiés dans un avis vendredi.
Objectif : équilibrer les besoins nutritifs de la population et les risques de contamination au mercure ou aux PCB.
D’un côté, il y a les acides gras oméga 3, qu’on trouve principalement dans les poissons gras, et qui ont un effet protecteur face à certains cancers, comme celui du sein, et ont un intérêt pour le cœur.
De l’autre, la pollution des mers ne cesse de s’aggraver, augmentant le niveau de contamination des poissons en dioxine, en mercure et PCB « dont l’action toxique est particulièrement importante pendant la période périnatale« , relève l’agence.
Alors qu’en est-il en Polynésie française?
Un rapport toujours d’actualité qui fait la synthèse des connaissances acquises dans le domaine de la pollution marine au mercure.
On comprend vite que la filière polynésienne du thon peut être fortement impactée par ce type de publication.
Notre thon est-il impropre à la consommation ? Quelles sont les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé ? A quoi sont exposés les consommateurs polynésiens.
Interrogé dès parution de la publication, Édouard Suhas, docteur en chimie et chargé de recherche à l’Institut Louis Malardé (ILM), apportait sa réponse :
Alors si le thon reste un aliment de base en Polynésie, sa surconsommation n’est pas sans conséquences sur notre santé comme nous l’expliquait Édouard Suhas :
Rappelons qu’en 2006 déjà, une étude menée par l’Université de Laval en collaboration avec l’ILM et intitulée : “Évaluation de l’exposition prénatale aux métaux lourds chez les nouveau-nés de Polynésie française” révélait une exposition importante des nouveau-nés au méthylmercure.