EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Le BAC en ligne de mire – Edito 18/06/2018

On ne va pas se mentir si vous avez préféré jouer à Fortnite ces dernières semaines au lieu de réviser à fond, vous ne partez avec toutes les chances de votre côté pour vos premières épreuves écrites du Bac qui commencent aujourd’hui.

Dans tous les cas, quelle que soit la somme de ce que vous avez pu apprendre, ou que vous croyez avoir retenue, une part très importante de votre réussite cette semaine sera votre capacité à ne pas vous démobiliser lorsque vous serez confronté à vos sujets d’examens. J’ai vu trop de mes camarades à l’époque, et j’entends encore ce genre d’histoires de temps en temps, de personnes qui étaient trop sûres d’elles et qui étaient parti tambour battant vers de beaux mais très gros hors sujets. Prenez le temps nécessaire pour être certain d’avoir bien cerné l’objet réel des consignes. Cela vaut aussi pour tous ceux qui n’ont pas beaucoup bossé leurs révisions. Au lieu de vous avouer vaincu, de vous dire que c’est foutu, vous aussi, prenez du recul et sur votre brouillon notez tout ce qui vous vient en tête, à la fois sur ce que vous aurez vu et retenu de vos cours, mais aussi de votre propre expérience du monde extérieur. En français par exemple, la dissertation vous permet des libertés de puiser dans votre connaissance de la marche de notre société. Encore faut-il bien entendu que vous vous y soyez intéressé.

Si vous ressortez d’examen en ayant l’impression d’avoir cassé la baraque, restez vigilants, humbles, et continuez sur cette lancée sans prendre le risque de ne plus toucher terre parce que vous vous sentirez portés par votre récent succès. Quant à ceux qui auront le sentiment de s’être loupés, ne vous abandonnez pas au chagrin, soyez animés par l’envie de faire mieux et de vous rattraper plutôt que de croire que tout est foutu et de traîner avec vous ce boulet sur les autres épreuves.

Bien entendu que je vous souhaite le succès à toutes et tous, mais ayez en tête ce droit inaliénable qu’ont tous les hommes : celui de faire des erreurs, celui d’échouer, celui de ne pas être parfait. On se relève ensuite plus fort, on fait en sorte de mieux s’armer, ce n’est jamais vraiment la fin, parce que malgré tout on apprend. L’échec est en effet lui-aussi source d’enseignement, même si on préférerait des voies plus douces pour cela.

J’ai lu ça et là tous ceux qui n’en revenaient pas d’être finalement confrontés à ce qui devra sanctionner leurs 12 ans d’études de toute leur scolarité. Ils avaient un peu le tournis. Vous en faites peut-être partie. Mais ce n’est pas tout à fait vrai. Ce n’est qu’une étape qui ouvre d’autres possibilités. Car c’est surtout l’homme ou la femme que vous serez bientôt au sein de notre société pour contribuer à la tirer vers le haut, avec ce que vous aurez appris à l’école ou ailleurs, qui sera le meilleur indicateur de ce que vous valez vraiment. Bon BAC quand même.

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