EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Le beau peut encore nous sauver – Edito 28/05/2019

Comme quoi sur les réseaux sociaux  tout n’est pas à jeter. Mon fil d’actualités Facebook en fin de journée était littéralement rempli de photos d’une multitude d’amis tous impressionnés par le coucher de soleil. Et en cliquant sur les liens des uns et des autres je me suis rendu compte que leurs propres contacts à eux avaient faits le même genre de publications. On aurait dit que le ciel était en feu tant toutes les nuances de rouge, orange et jaune étaient de sortie. Vous étiez donc des milliers en ce lundi soir à vous extasier à propos de la magie de ce phénomène naturel. Et ne parlons même pas de ceux qui ont assisté au spectacle sans sortir d’appareil photo.

Quels que soient notre origine ethnique, le quartier où l’on habite, la somme disponible sur son compte en banque, nous nous retrouvons tous égaux devant la magnificence de la nature dans ce qu’elle a de plus impressionnant.  Cela nous dépasse tellement que l’on se sent tout petit. Cette mise en perspective a ça de bien que cela force la modestie.

Prendre le temps d’en prendre plein les yeux, c’est le signe que pour notre espèce tout n’est pas perdu. En effet si l’homme n’est pas encore happé par son quotidien, ses responsabilités, et sa multitude de tracas au point d’être toujours en mesure de s’attendrir sur le communément « beau » c’est sans doute que dans un dernier soubresaut de raison, au tout dernier moment avant qu’il ne soit trop tard, il pourrait œuvrer pour que la laideur et la toxicité qu’elle engendre ne l’emportent pas.

Nous diffusons sur cette antenne la version radiophonique du JT Vert de Jerry Biret, et hier il concluait sa chronique en disant que de toutes les espèces animales de notre monde, nous étions la seule en évoluant à ne pas laisser que nos empreintes de pas derrière nous. En effet quel étrange animal sommes-nous en fait car nous assurons le confort de notre vie par l’annihilation des autres organismes vivants.

C’est au quotidien et plusieurs fois par jour que nous devrions marquer des temps d’arrêt pour apprécier la magie qui réside en fait dans les choses les plus simples qui nous entourent. Cette abeille qui butine, cette fleur en train d’éclore, ce poisson qui se cherche une pitance, ces mamans poules qui picorent avec leurs poussins, ces nuages qui crachent de la pluie, ces rides qui se forment sur votre visage au moment où les premiers poils de barbe apparaissent sur le visage de votre ado, etc. Prendre le temps de chercher pourquoi cela existe, comment cela marche est une source d’émerveillement intarissable qui ne peut que faire prendre conscience du caractère précieux placé en tout être et en toute chose.

Quand nous prendrons tous conscience que l’insignifiant et le commun recèlent d’une multitude de trésors alors l’humanité aura peut être atteint un âge de raison qui lui permettra de rationaliser sa présence et sa subsistance sur notre monde.

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3 Commentaires

  1. TAINA COLOMBANI
    29 mai 2019 à 8h48 — Répondre

    Bonjour Alexandre,

    C’est bien de le dire, cette réflexion sur la capacité humaine à renverser la tendance dans un sens beau dans tous les sens du terme, grâce à un progrès de conscience collective.
    J’avoue que tous les jours je me pose cette question avec des hauts et des bas et me fait prendre moi même au piège encore aujourd’hui de mes propres bassesses d’esprit que je corrige contradictoirement le lendemain par un sursaut de bon sens, de conscience et d’amour.
    Cette duplicité de l’être humain, ou se côtoient l’amour et la destruction, cette contradiction qui nous ferait tous passer pour des bipolaires à différents niveaux de conscience, comment allons nous enfin la mater pour faire prédominer la grosse responsabilité que nos capacités « propres à l’homme » nous donne de prendre soin du règne vivant et de nous même…A moins que nous soyons obligés de muter encore pour avoir un niveau de conscience plus permanent, moins défaillant ? Sommes nous finis en fin de compte…Notre existence doit pouvoir se justifier par le oui, à condition que nous acceptions consciemment le chemin à parcourir pour y parvenir.

    Bisous,
    Taïna

  2. Nathalie
    10 juin 2019 à 21h06 — Répondre

    Le beau, le bon et le bien peuvent nous sauver mais ce n’est pas ce que nous montrent les médias. Pourquoi ne pas focaliser l’information sur ces qualités ? Certainement parce que ça ne se vend pas, pas sûr.
    Je propose que les médias ne divulguent plus les informations concernant les voleurs, les criminels, les truands, cela ne fait que leur donner de l’importance et donc du pouvoir. Mettez plutôt en valeur les esprits créatifs, la nature, le bien être, la santé, l’art et le pouvoir de prendre possession de notre propre esprit.
    Nous pourrons impacter les consciences dans le bon sens. Utilisons les moyens médiatiques très développés de nos sociétés à bon escients.

  3. 16 juin 2019 à 11h01 — Répondre

    C’est ce que nous avons compris il y a quelques années d’où notre projet de présenter cette beauté à tous par la photographie et la vidéo afin de les sensibiliser à la nature, son utilité et contre la pollution en proposant des alternatives aux produits et marques que nous consommons afin que très bientôt nous puissions retourner pieds nus sur nos plages merci de partager des articles qui parlent de ce qui est important.

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