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Un cadavre de dauphin à la pointe Vénus

Un dauphin mort échoué sur la plage en face du motu Ana’ana à Mahina a été trouvé samedi matin par des promeneurs. L’association Mata Tohora a procédé à son évacuation. Le cadavre, en état de décomposition avancée, n’a pu être emmené pour être autopsié, il a été emporté au large.

C’est un dauphin long bec qui a été retrouvé sur la plage de Mahina, en face du motu Ana’ana, par des promeneurs samedi matin. L’association Mata Tohora a été appelée et elle s’est chargée de mettre en place la procédure à suivre dans ces cas-là. Le dauphin fait partie des espèces protégées et le code de l’environnement interdit sa capture, sa chasse ou son transport. L’association est la seule à être mandatée par la Diren pour gérer ces échouages. Le cadavre de ce dauphin a été jeté au large car son état de décomposition était trop avancé pour pouvoir faire une autopsie. « Il est important de nous prévenir le plus tôt possible en cas d’échouage car un cadavre d’animal marin est un danger public. Sa décomposition est une source de microbes et de bactéries très importante. L’intérêt est aussi de récupérer les cadavres plus tôt pour faire des autopsies et obtenir des informations sur l’animal et son environnement marin », a précisé Agnès Benet, docteur en biologie marine et fondatrice de l’association Mata Tohora (retrouvez ici toutes les précautions à prendre si vous tombez sur un animal échoué). Pour être plus réactif, un réseau d’échouage va être mis en place. La Diren va organiser une formation pour avoir des personnes capables d’intervenir rapidement.

Le cadavre du dauphin retrouvé à Mahina qui présentait des trous sur le flanc a été le sujet de beaucoup d’hypothèses. Agnès Benet explique que certains trous étaient typiques de morsures de requins mais d’autres ont effectivement inquiété l’association car ce pourrait être des impacts de flèches ou de balles de fusils. « Il est difficile d’avoir des certitudes à cause de son état dégradé », a expliqué Agnès Benet, qui attendait des photos prises plus tôt pour essayer de se forger une idée. Il y a quelques années, Mata Tohora avait déjà récupéré un dauphin de la même espèce présentant des impacts de balles de fusils. S’attaquer à une espèce protégée peut coûter chère : jusqu’à 2 millions de francs d’amende et de la prison ferme.

© DR
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© Lucie Rabréaud
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