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Le « fait nucléaire » étudié sur les bancs de l’école

©Presidence

Le fait nucléaire ou encore l’histoire de Pouvanaa a Oopa seront étudiés dans nos écoles :  « que cela soit des points positifs ou négatifs, la génération d’aujourd’hui doit être au courant de ce qui s’est passé avec le fait nucléaire », a annoncé la ministre de l’Éducation Christelle Lehartel, sans donner de calendrier précis. Elle a aussi remis le bilinguisme à l’ordre du jour, un dossier en sommeil depuis plusieurs années, et qu’elle compte réactiver en présentant un projet de loi du Pays.

Actuellement les seules mentions du nucléaire dans les manuels scolaires ont trait au Centre d’expérimentation du Pacifique (CEP), avec des « précisions » telles que « les essais nucléaires deviennent souterrains à partir de 1975. Le dernier tir a lieu en janvier 1996 »,  ou encore « l’entrée de Tahiti dans le monde moderne est accélérée par l’ouverture de l’aéroport de Faa’a en 1961 ». Vendredi matin, la ministre de l’Éducation Christelle Lehartel a annoncé lors de sa conférence de presse de rentrée que le « fait nucléaire » fera son apparition  dans les manuels scolaires du 1er degré, puis dans ceux du second degré. Il va surtout concerner le cycle 3, soit les CM1 et CM2. Pour le second degré, la ministre indique que c’est en cours : « c’est un peu plus compliqué car on rentre dans les choses plus compliquées » et qu’un comité de travail a été mis en place composé notamment d’inspecteurs des 1er et 2nd degrés.  « C’est un sujet chaud , affirme la ministre. Que cela soit des points positifs ou négatifs la génération d’aujourd’hui doit être au courant de ce qui s’est passé avec le fait nucléaire ». Elle assure aussi que les conséquences sanitaires et environnementales feront également partie du programme.

Et comme on ne peut parler de nucléaire sans parler de Pouvanaa a Oopa qui s’est opposé dès le début aux essais, son histoire devrait aussi être étudiée en classe.

 Le bilinguisme, « un grand pas en avant pour l’éducation »  

Le bilinguisme est l’autre grand dossier évoqué par la ministre de l’Éducation. Trois écoles pilotes ont été choisies : le CJA de Paea, l’école de Maatea à Moorea et celle de Tiva à Taha’a. Christelle Lehartel indique que son objectif « n’est pas d’en faire des techniciens de la langue mais au moins qu’on puisse préserver notre langue et qu’on puisse la parler tous les jours ». Elle regrette d’ailleurs que ce dossier ait été abandonné auparavant et pour éviter cela, la ministre compte bien présenter une loi de Pays pour que le bilinguisme continu soit de mise. En revanche, elle indique que dans le futur, une seule école sera choisie par île ou par commune pour l’application du bilinguisme.

 

 

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4 Commentaires

  1. Tu YAN
    16 août 2019 à 20h15 — Répondre

    Ia orana. Eiaha e ha’api’i noa ite fare ha’api’ira’a, e ia ho’i te tamari’i ite fare, e parau farani mai ia te metua. E hopoi’a to’a tera na te metua. E eiaha e parau « e reo maohi », ua hape tera parau, e reo tahiti ta tatou e parau ra, te pua’a, te ei’a, te mai’a, te uru, e te vai a tura, o ratou te parau hia « maohi », eiaha ra te ta’ata. O vau, e ta’ata tahiti, tupuna pa’umotu, tinito, farani, e ere ra vau te ta’ata maohi.

  2. Microstring
    17 août 2019 à 8h46 — Répondre

    Mais qu’attentent donc les Polynésiens pour demander l’indépendance et, de ce fait, se libérer de ces complaintes qui perdurent depuis des décennies ? Ils auront ainsi les mains libres pour accuser ouvertement les coupables. A commencer par notre célèbre Gaston qui a couvert ces essais nucléaires…

  3. MATA
    19 août 2019 à 16h08 — Répondre

    un petit pas pour les polynésiens et un grand pas pour les politiciens!!! Quelle avancée spectaculaire. Entre distribution de clés de logements, entrevues de plus de 1000 enseignants ou encore réforme éducative non prioritaire…à quoi servent réellement des ministres en PF? On sait que les élections approchent mais quand même. Dans sa réforme des enseignements éducatifs a t-elle inclue l’histoire politique qui est adossée au nucléaire? Comment les élus actuels au pouvoirs ont vendu leurs propres frères polynésiens.

  4. Tu YAN
    21 août 2019 à 8h23 — Répondre

    au Japon, à Fukushima, les journaux en parlent, ils vont déverser dans le pacifique, leurs eaux radioactives, et les défenseurs du nucléaire japonais, tahitiens, etc…, on ne les entends pas, alors que ces graves, par contre, sur Moruroa et Fanga, qui ne déversent rien du tout, ils en parlent. Chercher l’erreur

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