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Le FIP donne un coup de fouet aux investissements des communes

Le comité des finances locales, réuni ce vendredi après-midi à la présidence, a arrêté le budget 2020 du Fonds intercommunal de péréquation (FIP). Le bon contexte économique permet de débloquer davantage de dotations.

20,1 milliards de francs : c’est le budget du FIP pour 2020, constitués pour partie des prélèvements sur les recettes fiscales du Pays (18,25 milliards) et pour partie par une contribution de l’État (1,88 milliards). Le Fonds intercommunal de péréquation finance le fonctionnement des 48 communes du pays, et participe à la plupart de leurs projets d’investissement. Reprise économique oblige, les dotations seront en hausse cette année : 1,5 milliards de francs de fonds « libres d’emploi » supplémentaires vont ainsi être distribués dans l’année. Un « bon coup de souffle pour les équipes » qui prendront place lors des municipales de mars, comme le relève le président Édouard Fritch.

Cette évolution est aussi rendue possible par le déblocage d’une partie du fonds de trésorerie du FIP. Ces dernières années, communes, pays et État s’étaient mis d’accord pour mettre de côté une partie des financements, et ainsi permettre aux communes de mieux faire face à une éventuelle crise des finances publiques. Un matelas de 5,2 milliards de francs a ainsi été constitué, dont une partie va servir, en 2020 et dans les années suivantes, à « booster » la capacité d’investissement des communes.

Des fonds supplémentaires ont aussi été alloués à leur fonctionnement. Car même quand les financements sont débloqués, beaucoup de communes n’ont pas les moyens techniques et humains pour piloter efficacement les projets lancés. Réseau d’eau ou d’assainissement, routes, écoles… Ivana Surdacki, la directrice générale des services du Syndicat pour la promotion des communes (SPC) insiste sur le nécessaire suivi de ces investissements.

À noter que 39 nouvelles opérations ont été programmés par le FIP pour 2020, en plus des 229 en cours de réalisation. Il s’agit essentiellement d’infrastructures scolaires, comme la future école primaire de Faanui à Bora Bora, mais aussi d’installations photovoltaïques (Arue) ou d’acquisition de véhicules (camion-citerne rural à Nuku Hiva).

 

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