Radio1 Tahiti

Le FLNKS appelle à la mobilisation ce samedi à Nouméa

Une mobilisation avait eu lieu à l’appel du FLNKS, devant le haut-commissariat le 31 octobre, contre le report des élections provinciales. © Archives LNC / Aurélia Dumté

Alors que le projet de loi constitutionnelle visant à traduire les accords de Bougival et d’Élysée-Oudinot doit être examiné au Sénat le 24 février, le FLNKS appelle à une mobilisation ce samedi devant le haut-commissariat, à Nouméa. Dans le même temps, une délégation du Front se trouve à Paris afin de plaider sa cause devant les parlementaires français. Les explications de notre partenaire des Nouvelles Calédoniennes.

Absent des discussions qui se sont tenues en janvier à Paris, à l’issue desquelles un complément à Bougival, l’accord Élysée-Oudinot, a été trouvé, le FLNKS, qui y est opposé, invite à une « mobilisation pacifique » ce samedi devant les grilles du haut-commissariat, indique le bureau politique du Front dans un communiqué. Le mouvement « encourage » également les relais dans le Nord et dans les îles « à coordonner leurs actions en affichant nos couleurs« .

Le Front de libération nationale kanak et socialiste critique le calendrier « mortifère » enclenché après la signature de l’accord Élysée-Oudinot et qui empêche tout « retour à la sérénité et cristallise de plus en plus les positions, alors que 2026 est une année d’échéances électorales« , en premier lieu les municipales.

« Aucune visibilité politique ni économique »

« L’accord signé n’offre aucune visibilité tant politique qu’économique« , reproche le FLNKS dans son communiqué, estimant qu’il « enfonce notre pays dans une situation de dépendance morale et financière vis-à-vis de la France« . Autre grief porté à l’encontre d’Élysée-Oudinot : la tentation de l’hyper-provincialisation, qui serait néfaste à la cohésion de la Nouvelle-Calédonie. D’autant que le Caillou « souffre déjà de radicalisation des positions, accentuée par des élus en manque de légitimité électorale« .

C’est pourquoi une délégation du FLNKS, composée de son président, Christian Tein, du sénateur Robert Xowie, du député Emmanuel Tjibaou, mais aussi de Mickaël Forrest, de Brenda Wanabo et d’Oriane Trolue, se trouve en ce moment à Paris. Elle est chargée de rencontrer les acteurs de la vie politique française, « afin de donner notre version de la situation« . Des rendez-vous avec l’ensemble des groupes parlementaires ont été sollicités, en vue de l’examen du projet de loi constitutionnelle visant à traduire les orientations des accords de Bougival et d’Élysée-Oudinot en commission des lois du Sénat le 18 février, puis en séance publique le 24 février. Un calendrier « à marche forcée, pris en étau dans la campagne municipale« , insiste le FLNKS, qui ne veut pas que « les décisions soient prises en France sans entendre notre voix« .