
C’est le budget que compte mettre le Pays pour renforcer la lutte contre l’ice, qui doit être érigé en « urgence nationale au fenua », annonce Moetai Brotherson sur sa page Facebook. Et le gouvernement demande à l’État de venir augmenter cette enveloppe « a minima du même montant » et également d’alourdir les quantums des peines pour les trafiquants d’ice. Un vœu formulé par le gouvernement ce matin lors du conseil des ministres délocalisé qui se déroule ce mercredi à Raivavae. Ces 250 millions de francs seront inscrits au prochain collectif budgétaire et susceptibles d’être « augmentés les années suivantes en fonction des besoins ».
Lire aussi : Les membres du gouvernement dépistés négatifs à l’ice
C’est une annonce publiée sur la page Facebook du président du Pays : le gouvernement va consacrer 250 millions de francs à la lutte contre l’ice. Une enveloppe qui sera soumise au vote des représentants de l’assemblée au prochain collectif budgétaire. Et le gouvernement a également demandé à l’État d’abonder cette somme, « a minima du même montant » et d’alourdir les quantums des peines pour les trafiquants d’ice. Un vœu adopté ce jeudi matin en conseil des ministres qui se déroule à Raivavae. « Sans une action forte et unanime des autorités du Pays, de l’État et des acteurs de proximité, la victoire contre ce fléau n’est pas possible », peut-on lire dans le rapport présenté en conseil des ministres. Les 250 millions de francs devront servir de levier dans les projets que mèneront les associations dans leurs actions de proximité et les services du Pays notamment en matière de prévention et de prise en charge.
Le gouvernement demande à l’État qu’un engagement clair soit pris par ses institutions notamment pour la mise en place d’une ligne verte, pour la création de référents de quartier ou encore la protection des biens et des personnes. Sur ces sujets, « le rôle des institutions nationales est central ».
Le gouvernement, les délégués interministériels, les personnels de l’administration du Pays présents sur place et les membres du conseil municipal se sont ensuite soumis à un test inopiné de détection de l’ice.
