EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Le pillage des droits d’auteurs s’affiche au Fenua – Edito 23/04/2021

Quand les temps sont durs on voit fleurir de nombreuses initiatives privées visant à permettre de s’en sortir financièrement a minima. Avec plus ou moins d’ingéniosité c’est par exemple l’occasion pour de nouvelles entreprises de lancer des services inédits. Cela participe à une modernisation de notre vie au quotidien comme cela existe ailleurs. Je fais notamment allusion à des applications qui donnent la possibilité de se faire livrer à domicile des repas préparés par des restaurateurs qui à la base ne proposaient pas ce service. Ou encore, c’est tout récent, l’opportunité depuis son smartphone de localiser et réserver un scooter électrique pour de petits trajets dans l’agglomération de Papeete. Quand l’alliance des nouvelles technologies et des bonnes idées pratiques est menée à terme avec sérieux, ce sont les entrepreneurs et le bassin de clientèle qui en ressortent gagnants.

La dématérialisation des contenus audiovisuels a induit une facilité accrue à les pirater pour ceux qui s’y connaissent un peu. Les services officiels de VOD, la Vidéo à la Demande, dans le genre de Netflix, Disney + ou Amazon Prime, ont par leur facilité d’utilisation et leurs tarifs accessibles, démocratisé les usages et minimisé l’impact du piratage. Ils s’adressent néanmoins à une frange de la population qui a les moyens de régler un abonnement mensuel. Aussi ayant identifié un cœur de cibles, des petits malins se proposent de leur rendre service, tout en encaissant quelques subsides.

C’est ainsi que l’on voit fleurir très régulièrement des petites annonces, et pas seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi dans les colonnes de périodiques imprimés, de ces as de l’informatique qui en échange d’un seul paiement modéré proposent généreusement de remplir votre disque dur, l’un de centaines de films récents, l’autre de l’anthologie de la musique polynésienne, etc. Cependant ces initiatives peuvent être cataloguées dans la section « F.B.I. » pour Fausses Bonnes Idées. Parce qu’à partir du moment où votre nouveau business peut à la fois vous ruiner à cause des amendes et autres dommages et intérêts, et vous conduire en prison c’est qu’on a choisi de s’aventurer en terrain miné. Car oui, c’est totalement illégal, c’est une forme de cybercriminalité qui repose sur la copie illégale et la contrefaçon.

L’antenne locale de la SACEM via sa Directrice Virginie Bruant a choisi la voie de la pédagogie, du moins pour l’instant. Je l’ai vu intervenir en commentaires de ce genre de publications pour expliquer, avec bienveillance, comment et pourquoi c’était une activité qui contrevenait à la loi. En cette journée mondiale du droit d’auteur il est en effet bon de rappeler que faire du commerce sur le talent des autres et les priver de revenus, ça ne se fait pas. Alors autant une major hollywoodienne a certes  les reins solides pour le supporter dans certaines proportions, autant un parolier ou un compositeur local beaucoup moins. Pensez-y, ça fait pitié paie.

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