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Le procès de l’affaire Honotua en février 2016

C’est une exclusivité Radio 1, le tribunal correctionnel de Papeete s’apprête à audiencer plusieurs « gros dossiers » dans les prochains mois. Le plus médiatique d’entre eux sera à n’en pas douter le procès pour « favoritisme » de l’affaire de la passation du marché de 8,9 milliards de Fcfp pour la construction du câble à fibre optique « Honotua » entre Hawaii et Tahiti. Il s’étalera pendant toute une semaine du 1er au 5 février 2016.

L’affaire « Alcatel-Honotua » sera finalement jugée en première instance à partir du 1er février 2016. Ceci plus de huit ans après la signature du marché de 8,9 milliards de Fcfp passé entre l’Office des postes et télécommunications (OPT) et la société Alcatel Submarine Networks pour la construction du câble Honotua. Dix prévenus feront face au tribunal correctionnel dans cette retentissante affaire de « favoritisme ». Parmi eux, trois anciens présidents du conseil d’administration de l’OPT : Alphonse Teriierooiterai, Jean-Alain Frébault et Jean-Paul Barral, mais aussi l’ancien ministre des Postes et Télécommunications, Émile Vernaudon, l’ex conseiller spécial de l’OPT et ancien ministre, Georges Puchon, deux anciens « consultants » de l’OPT, Jean-Claude Billy et Henri Savary, et enfin deux ex-cadres d’Alcatel, Jean Godeluck et Georges Krebs. Le dixième prévenu n’est autre que la personne morale représentée par la société Alcatel Submarine Networks. Tous sont accusés d’avoir participé, de s’être rendus complices ou d’avoir profité d’une atteinte aux règles de liberté d’accès et d’égalité des candidats dans le marché public passé pour la construction du seul câble qui permet aujourd’hui l’accès à Internet pour toute la Polynésie. Le « favoritisme » est puni de deux ans d’emprisonnement, de 24 millions de Fcfp d’amende « dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l’infraction » et d’une peine d’inéligibilité.

Les procès « Chanut » et « Sofipac » avant la fin de l’année

Deux autres « gros dossiers » seront audiencés d’ici la fin de l’année 2015. Du 12 au 16 octobre prochain, le tribunal correctionnel jugera la plus vaste affaire de fraude à la défiscalisation de l’histoire de la Polynésie. L’affaire « Sofipac », du nom du cabinet de défiscalisation anciennement installé à Tahiti, porte sur un préjudice de près de 3 milliards de Fcfp pour l’Etat. Les trois principaux prévenus de ce dossier sont l’ancien patron de la Sofipac, William Bernier, et les deux apporteurs d’affaires, Yolande Wong Lam et Franky Tehaamatai. Ce dernier étant plus connu au fenua pour avoir été un temps le président du collectif de lutte contre la vie chère, Te tau no te hono.

Du 16 au 20 novembre 2015, le tribunal correctionnel jugera enfin les deux protagonistes de l’affaire « Chanut ». Un autre sulfureux procès pour « escroquerie » impliquant le désormais célèbre Pierre Chanut et l’ancien notaire de Papeete, Me Dominique Calmet. Ancien « porte-valise » d’Alexandre Léontieff et de Jean Juventin, Pierre Chanut est accusé d’avoir fait miroiter de faux placements à ses victimes pour un montant total de l’escroquerie dépassant les 500 millions de Fcfp… La principale victime de ce système n’étant autre que l’un des fondateurs de la banque Socredo, René Quesnot, disparu en 2011.

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1 Commentaire

  1. Iritahua
    23 juillet 2015 à 6h55 — Répondre

    Écœuré par ces bandes de pourris, toujours les même personnages qui magouilles sur les budgets et ils s’en sortent toujours. Ou est la loi, en tête l’ex président puis les hommes politiques et dirigeants de sociétés.

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